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07/01/2007
I wanna be a part of it, New York, New York
Je suis arrivé à New York alors qu'il faisait déjà nuit, et après être allé poser mes affaires à l'auberge de jeunesse, située dans Chelsea, un quartier plus ou moins au sud-ouest de Central Park, on a fait un tour, histoire de voir cette ville mythique by night.
On a marché et il est vrai que j'avais la tête presque constamment levée à regarder les bâtiments autour de moi. On est tombés sur Time Square et, même si j'ai été quelque peu fasciné par tous ces écrans publicitaires et cette lumière éclatante qui te fait croire que c'est le jour, je m'en suis vite lassé et je trouve même que c'est une pollution visuelle tellement y'en a !



Pendant une semaine, j'ai eu de quoi m'occuper. New York est une des villes - sinon la ville - qui compte le plus de musées, et des plus réputés qui plus est. Je suis donc allé déambuler dans les allées du MOMA (Museum Of Modern Art), du Guggenheim, du Met (cf. Joey dans Friends) [Metropolitan Museum of Art] et enfin le Musée d'Histoire Naturelle. Ils valent vraiment le coup de se lever tôt et de faire la queue dans le froid ! C'est dingue la quantité de peintures françaises qu'ils ont ici, et les salles sont bondées. Tous les Etatsuniens et les touristes se pressent autour des tableaux de Monet, Degas ou Toulouse-Lautrec. Y'a, du coup, une petite fibre patriotique qui s'est réveillée en moi et qui m'a fait dire que je suis fier d'être français ! J'aurais presque exulté lors de la rétrospective "Américains à Paris" qui montre l'influence française chez des peintres étatsuniens en séjour dans la Ville Lumière; les murs étaient parsemés de citations exaltant cette ville extraordinaire qu'est Paris...
Pendant mon séjour, j'ai parcouru les rues de Manhattan en long, en large et en travers. New York a l'avantage d'être une ville on ne peut plus facile d'accès, et du coup, il est très facile de se déplacer en métro (surtout quand on a acheté une carte pour une semaine avec utilisation illimitée !) ou même à pied. J'en ai fait des kilomètres dans la Ville qui ne dort jamais, j'ai arpenté le pavé, histoire de prendre la température de cette ville célébrée dans nombre de films; j'ai fait Broadway et ses comédies musicales, j'ai fait un tour dans Central Park, je suis allé à Wall Street, j'ai passé le pont de Brooklyn; j'ai vu en vrai ces immeubles que l'on voit à la télé; j'ai approché Lady Liberty, cadeau français au peuple étatsunien... Check this out!





Je suis aussi monté au sommet de l'Empire State Building pour avoir un panorama surprenant; j'ai assisté à de magnifiques couchers de soleil; j'ai vu Ground Zero et cette volonté étatsunienne d'effacer le passé et de reconstruire un quartier dévasté, un skyline incomplet...
Et quand j'avais un peu froid, j'allais au Starbucks, me prendre un chocolat chaud, accompagné d'un cookie ou d'un super bon marbré au chocolat. Anecdote tout à fait étatsunienne: sur toutes les tasses dans lesquelles ils vous servent un café ou autre boisson chaude (à Starbucks ou ailleurs), il est inscrit la phrase "careful: the beverage you're going to enjoy is hot!" Et vous savez pourquoi ils préviennent leurs consommateurs que leur boisson est chaude et qu'il faut faire attention ? Tout simplement parce qu'un jour, une femme, en voiture, a mis sa boisson chaude entre ses cuisses alors qu'elle allait téléphoner et que la greluche - la pauvre ! - s'est ébouillantée et a donc porté plainte car rien ne l'avait prévénue ! Et elle a gagné ! Oui, ça se passe comme ça aux Etats-Unis ! Du grand n'importe quoi, je vous jure !
Et puis, dans les rues et les musées de New York résonnent des langues venues des quatres coins du monde. Je ne sais pas si c'est parce que je suis français, mais la langue que j'ai le plus entendue était le français (après l'anglais, bien sûr) suivie de l'espagnol, de l'allemand et de l'italien... J'ai d'ailleurs été étonné du nombre d'hispaniques dans la Grosse Pomme. Comme quoi, c'est la minorité qui fait la différence, et si les Etats-Unis changent, le moteur est latino !
Dernière petite aventure new-yorkaise: j'étais dans la rue, j'attendais les autres, quand une jeune fille me demande si je suis intéressé par une coupe de cheveux gratuite. Moi qui avais prévu de me faire couper les cheveux une fois rentré sur Los Angeles, je n'ai guère hésité et le fait que ce soit une étudiante en apprentissage ne m'a pas fait peur, au contraire, je me suis dit "soyons fou", après tout, autant commencer 2007 par quelque chose d'original ! Alors bon, je voulais couper ces longs cheveux, je voulais les couper courts, très courts. On a fait ça en deux étapes, et ça a pris deux heures (heureusement que les autres qui m'attendaient se sont faits servir du thé !). Le résultat était satisfaisant, étant donné que la jeune fille tremblait un peu et que c'était la première fois qu'elle réalisait (et réussissait - elle était toute fière !) un clipping (je ne connais même pas le terme en français; en gros, c'est couper les cheveux sur la nuque avec un rasoir, pour faire un truc joli). Disons que gratuitement, j'ai eu droit à un rafraîchissment capillaire, je me suis fait prendre en photo, et je me suis trouvé pas mal.
Mais je n'étais pas amplement satisfait, alors quand je suis passé devant une petite boutique qui proposait la coupe à 10 dollars, je n'ai pas hésité une seconde. Le patron, la cinquantaine, russe, n'y est pas allé avec des pincettes, a sorti sa tondeuse et m'a rasé la tête. Et vas-y que je te coupe les cheveux sans grande délicatesse... Mais bon, après tout, j'avais ce que je voulais, les cheveux super courts, le tout en à peine dix minutes.
Short is sexy, je l'ai toujours dit !






04:02 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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