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28/02/2007
Une bonne journée
Tandis qu'une brise soufflait son haleine froide sur Los Angeles, malgré la présence réchauffante du soleil, la journée fut radieuse, tout au moins sur mon visage éclairé par un sourire.
Au Cercle Francophone, il a été décidé que la pièce à mettre en scène sera Les Précieuses Ridicules de Molière et on m'a demandé de jouer le personnage de Molière en personne. Mais, me direz-vous, Jean-Baptiste Poquelin n'apparait pas dans ses pièces. Je vous réponds bien sûr, mais le rôle a été ajouté pour servir de narrateur, si l'on peut dire. La particularité est qu'il s'exprimera en anglais pour s'adresser au public qui, même s'il sera en grande majorité francophone et francophile, pourra se trouver quelque peu dans l'embarras quand la langue du dix-septième siècle se fera obscure... J'ai accepté, alors je vais aider. Et je m'en réjouis d'avance, d'autant que j'aurai le privilège d'écrire moi-même mes répliques. Interesting, isn't it?
En ce qui concerne la grande répétition de ce soir - de 17h à 22h30 -, tout s'est bien passé. Et je suis content de mon travail. On a fait ce qu'on appelle un filage en costumes (une couturière = dress rehearsal) après avoir revu la pièce en italienne (= line bashing, soit dire les répliques sans aucun jeu, les enchaîner pour voir si tout va bien).
A 20h30, on a fait une pause. J'en ai profité pour m'élancer à une vitesse incroyable à l'autre bout du campus pour passer l'audition qui devait se terminer à 21h. En à peine 5 minutes, je suis arrivé sur les lieux, tout essoufflé. Je me suis inscrit et je me suis proposé d'aider à la traduction du texte en français, vu que l'étudiant qui veillait à la porte, semblait s'arracher les cheveux. Le temps s'est écoulé, et j'avais promis d'être revenu à 21h. J'ai donc demandé de passer rapidement.
Je suis rentré et, hasard des conversations, le directeur de casting et les autres discutaient de la chose à propos du français. Je leur ai décliné ma nationalité avec la plus sincère et humble des fiertés, et ils m'ont fait lire - après présentation et courriel et numéro de téléphone face caméra - les premières répliques en anglais, que j'ai dû ensuite traduire instantanément pour les dire en français. J'ai quelque peu trébuché mais leur réaction m'a fait du bien. Ils étaient tous émerveillés, littéralement, et m'ont dit que ça pulsait à fond ! J'ai ensuite lu un bout de dialogue en anglais. J'ai pas super bien lu mais bon...
Je ne sais pas quand j'aurai les résultats et je ne veux pas compter mes poussins avant qu'ils n'aient éclos (= count my chickens before they are hatched). En 5 minutes, au grand étonnement de mes camarades de théâtre, j'étais dans la salle, à 21h pile, prêt à repartir pour la suite de la répétition.
La soirée s'est terminée simplement et les étoiles dans le ciel m'ont raccompagné chez moi, aussi brillantes que celle que j'avais dans les yeux.
04:39 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27/02/2007
Folklore UCLA
J'ai trouvé cette vidéo: un étudiant sur notre mascotte, sur le campus. La police intervient. Je ne sais pas contre quoi il protestait, le jeune homme. Simple provocation ?
04:48 Publié dans UCLA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Cadeau
Spéciale dédicace à Mélanie qui a besoin d'ondes positives en ce moment. En espérant que Cuban Pete te fasse sourire et te donne la pêche !
They call me Cuban Pete,
I'm the king of the Rumba beat,
When I play the Maracas I go
Chick chicky boom
Chick chicky boom
Yes, sir, I'm Cuban Pete
I'm the craze, of my native street
When I start to dance, everything goes
Chick chicky boom
Chick chicky boom
The senorita's they sing,
And then they swing with their lumbaro.
It's very nice!
So full of spice
And when they dance and they bring a happy ring,
They're a care-o, singing a song....
All the day long!
So if you like the beat,
Take a lesson from Cuban Pete,
And I'll teach you to
Chick chicky boom
Chick chicky boom
Chick chicky boom!
Si Senorita, I know that you would like to chicky boom chick.
It's very nice!
So full of spice!
I place my hand on your hip and if you will just give me your hand,
Then we shall try,
Just you and I...AYE-AYE-AYE!
So if you like the beat,
Take a lesson from Cuban Pete,
And I'll teach you to
Chick chicky boom
Chick chicky boom
Chick chicky boom!
Alors que la version espagnole a conservé la chanson originale, la version française a fait sa propre chanson. Bravo à l'adaptateur et au comédien Emmanuel Curtil, voix 'officielle' de Jim Carrey - entre autres. Son talent de chanteur tombe à pic - bien que les mouvements labiaux au tout début sont quelque peu désynchronisés.
Savourez !
04:45 Publié dans Rire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ah ah ah !
Les Grecs ont le sens de l'humour...
Jeune homme: Non, que des femmes.
Grand-mère: Comment ça se fait ? Elles sont lesbiennes ?
Spyro: Yaya ! (= grand-mère en grec. C'est comme ça que je l'appelle, ma grand-mère)
Grand-mère: Quoi ? Faut de tout pour faire un monde...
Tante: C'est quoi une lesbienne ?
Grand-mère: C'est une femme qui va avec d'autres femmes...
Tante: Où ça ?
Jeune fille: Au marché !
Tante: Ah ! Eh bien dans notre quartier, on est toutes lesbiennes !
04:41 Publié dans Grèce | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26/02/2007
Premières contractions
Jeudi, en plein cours sur l'histoire de la télévision étatsunienne dans lequel je suis auditeur (je ne peux qu'assister qu'aux deux premières heures vu que j'ai mon cours de phonologie espagnole à 11h), alors que l'on regardait une série des années 80 (Cagney and Lacey, un Starsky and Hutch au féminin avec moins d'action et plus de réflexion sur les relations entre les personnages; diffusion sur M6 en France), une situation qui se jouait à l'écran a déclenché en moi les premières contractions de mon nouveau roman.
Alors oui, j'avais les idées qui crépitaient depuis quelque temps, mais comme toujours, il faut qu'elles se travaillent, qu'elles se fassent, se forment, prennent vie par elles-mêmes avant que je puisse les mettre sur le papier. Là, j'ai dû prendre papier et crayon et jeter quelques idées sur la page.
Petit à petit, mon deuxième roman se construit...

04:52 Publié dans Pensées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
J - 4
Vendredi aura lieu la première représentation de The Clock Struck Twelve de James Reach- que je traduirais par Aux douze coups de minuit. Et on a encore besoin de travailler !
On a bossé deux heures aujourd'hui, et tous les soirs de cette semaine, avant vendredi, c'est répétition sur répétition. On en a besoin pour bien se mettre les répliques en tête, pour huiler la mécanique et pour ne plus rigoler... parce qu'on rigole beaucoup, trop peut-être. J'ai une scène où mon collègue ne peut pas s'empêcher de rire... Alors bon, c'est sûr que le stress de la représentation inhibera les quelques sursauts zigomatiques, enfin j'espère ! Et pis moi, j'ai besoin de revoir mes placements, mais vu qu'on ne répète jamais dans la salle où on va jouer et qu'on arrête pas de changer de salles, il m'est quelque peu difficile de m'appropier le lieu...
Mais bon, je le sens bien, ça va être sympa... On croise les doigts ! Break a leg, comme on dit !
Mardi, je vais essayer d'aller passer l'audition pour le film étudiant. Quant à la pièce mise en scène par le Département des Etudes Francophones, ce ne sera finalement pas La Cage aux Folles (dare I say, Thank God?) mais il faut que j'aille voir Laurence pour voir ce qu'ils ont choisi. Je crois que ça va être du Molière... Bof, hein ?
04:51 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25/02/2007
Disparition
J'écrivais ton prénom avec sage passion,
Dans le ciel un avion, et mon Être abandon.
L'encre bleue de l'aveu, mon amour langoureux,
Le Hasard destructeur employa l'effaceur.
Au crayon à papier, je faisais le dessin
De ton corps, de tes lèvres, de tes mains, de tes reins.
Et le gris sur le blanc, devenant océan,
Gorgeait alors la page de cet émoi ranimant.
Mais le gros cube de gomme, ennemie de l'idiome,
L'estompa brusquement, tout devint monochrome.
Mes orteils sur le sable, caressés par les vagues,
Transcrivaient un à un les battements de mon âme.
Mais la mer assassine, implacable par son flux,
Grignotait le rivage, alors tout disparut -
Comme une larme échappée de mes yeux fatigués
A brouillé la belle encre sur le bout de papier.
Cet Amour de deux ans, emporté par le vent,
Sombra soudainement dans le noir du néant.

04:53 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24/02/2007
Petite soirée entre Grec(que)s
Hier soir, j'étais cordialement invité à passer une soirée entre Grec(que)s pour socialiser, bien évidemment, et manger du baklava fait maison. C'était super sympa ! J'ai rencontré des gens super intéressants et très gentils.
Je suis arrivé vers 20h pour repartir vers 2h du matin. Il faut dire que la préparation et la cuisson de ce bon dessert sucré nécessitent pas mal de temps. Qu'à cela ne tienne, les dialogues allaient bon train tandis que la senteur sucrée se répandaient allègrement dans l'appartement, nous mettant l'eau à la bouche.
Après s'être présentés et avoir papoté de tous les sujets possibles et imaginables, en s'attardant bien sûr sur ce qui nous rassemblait - la Grèce -, on a sorti le baklava du four pour lui donner la touche finale. Et miam ! C'était bon !
Et les discussions sont reparties de plus belle, tandis que le plat se vidait petit à petit. Et il m'était tout à fait agréable de parler anglais, encore et encore, à l'aise et parfois volubile. Mon mix gréco-italien et français a agréablement surpris, tout autant que mon anglais qui ne sonne pas très français. Ca fait plaisir d'entendre ça...
En résumé, une très bonne soirée bien sucrée...
04:56 Publié dans Activités autres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23/02/2007
Florence Foresti
04:59 Publié dans Rire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21/02/2007
Et patati et patata
Le temps ne s'arrête pas et j'ai tellement de choses à faire que je ne m'en rends même pas compte ! Il y a les cours, qui exigent un minimum de travail et d'attention, et surtout la préparation des devoirs et des papiers à rendre. Mais il y a aussi tout plein de trucs autour: aller aux réunions du Cercle Francophone, aller aux répétitions qui, vu que le grand jour arrive à grands pas, durent de plus en plus longtemps et surtout sont de plus en plus nombreuses. Il y a aussi les projets avec les internationaux, les fêtes qui s'organisent; il y a cette audition pour un film d'étudiants à laquelle je veux aller mais qui tombe en plein milieu de ma répèt' mais à laquelle je vais essayer d'aller coûte que coûte. Il faut aussi que je prépare mes poèmes que je m'apprête à soumettre à un concours réservé aux étudiants internationaux, histoire de lancer ma carrière d'écrivain (!) et gagner de l'argent que j'accueillerai avec plaisir, histoire de soulager les épaules de mes parents de ce poids financier que peut représenter une année à l'étranger... Il y a de plus mon enVie de trouver un emploi pour rester ici, des lettres à faire, des sites à regarder, des délais à respecter, un futur à plannifier, un retour à préparer, un mémoire à avancer... Et pis j'essaie d'aller au cinéma (quand c'est gratuit, faut en profiter !) [dernièrement, j'ai vu une comédie sentimentale - Gray matters, interdit aux moins de 13 ans ici, cela va sans dire, vu les 'beurk' que la scène de baiser entre deux filles à susciter dans la salle; comme quoi même les étudiant(e)s de Los Angeles sont encore bien choqué(e)s par ce genre de choses, quoi qu'on en dise - qui n'est pas trop mal et qui a le mérite de mettre en avant le lesbianisme mais bon, comme on s'y attendait de la part d'Hollywood, le film va vite en besogne; sinon, le Nombre 23, qui sort chez vous le 28 février, avec Jim Carrey qui n'est pas mal du tout, je dois dire !], d'aller voir des spectacles, des conférences, des ci, des là; et la politique, me direz-vous ? Eh ba moi qui vais devoir voter bientôt, j'avoue que je suis un peu en retard, tellement je ne prends pas assez le temps de m'intéresser à ce que dit Nico ou Ségolène ou les autres... Mais mon coloc, en bon étudiant de sciences politiques, me fait des résumés et on papote parfois politique... Mais promis, je vais sérieusement m'y mettre; après tout, c'est important !
Dans tout ça, je ne pense plus à moi et mon enVie d'Amour s'enfouit légèrement sous les piles de bouquins. Pourtant, il ne suffira que d'un coup de vent pour faire s'envoler tous ces papiers et mettre mon coeur à nu. Je sais que malgré tout, il y aura toujours une petite place pour mon petit quelqu'un...
Mais il est bon d'être occupé et je me rends compte que j'aime bouger et je ne sais pas si je m'épanouirai vraiment si je restais toujours au même endroit pendant longtemps. Je suis peut-être de cette race de voyageurs - après tout, la diaspora grecque, c'est connu, non ? - qui court le monde. Aller toujours devant comme à la conquête de soi, y'a sûrement un peu de ça... Mais j'aime considérer mes expériences non pas comme des parenthèses dans ma Vie, mais bien plus comme des tirets. C'est vrai, je ne mets rien entre parenthèses puisque je continue ma Vie, mais je la continue différemment, un peu plus originalement; et le tiret est cette espèce de trampoline sr lequel j'ai loisir à sauter.
Alors oui, j'ai envie de devenir traducteur audiovisuel, d'ailleurs on va commencer le doublage demain en cours de traduction, j'en suis tout "excité" comme on dit ici. Mais j'ai cette autre enVie qui grossit en moi, celle d'être l'ambassadeur de la France et de la culture française à l'étranger: partager mon pays avec des étudiant(e)s qui ont enVie d'apprendre et qui m'apprendraient tout autant de leur culture. Alors oui, je garde toutes mes possibilités ouvertes, c'est pourquoi je vais essayer de postuler pour être lecteur dans une des trois universités étatsuniennes avec lesquelles Lyon 2 est affiliée, même si j'ai été prévenu que je n'aurai pas la priorité...
Une petite tête qui bouillonne, des pages blanches qui s'emplissent de bleu, des virgules un peu partout, des points d'interrogation bien souvent, tout autant que des exclamations, et surtout des tirets, des tirets qui tirent vers l'avant et qui poussent vers le haut. Jamais de point final; si quelque chose est abrupt alors, je metterai un point-virgule.
05:10 Publié dans Pensées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

