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30/05/2007

Humeur

"Do you know why you like to stand on the stairs at parties? You're so afraid of being exposed, you don't want to commit yourself."

Telle est la réplique du spectacle de mes potes du Bruin Live Theater (groupe avec qui j'ai joué The Clock Struck Twelve le trimestre dernier) qui a retenu mon attention, tout simplement parce que ça me rappelle un peu moi... du moins la première partie de la réplique. A l'heure où le moment de dresser un bilan de mes neuf mois aux Etats-Unis, je me rends compte que, si je pense avoir pris plus confiance en moi, j'ai aussi l'impression de m'être un peu fermé aux autres. D'une certaine façon, en tout cas.

Dans un environnement inconnu entouré de gens inconnus, j'ai tendance à me mettre en mode "observation", à rester silencieux, à ne pas me faire remarquer, tout simplement pour prendre la mesure de tout ce qui m'entoure. Alors évidemment, j'apparais froid aux autres - ce que Christian m'a fait remarquer en me narrant pour la ènième fois notre rencontre en septembre dernier ! J'avoue que je ne m'en souvienais même pas... Alors bon, voilà... Mais s'agit-il vraiment d'une volonté - consciente ou non - de ne pas vouloir m'engager vis-à-vis des autres ?

Possible. Après tout, aller à la rencontre de l'Autre, c'est un peu se mettre à nu, c'est se donner, c'est faire don de soi, c'est Être tout simplement. Et j'ai l'impression de ne pas y arriver... Je croyais pourtant avoir passé un stade, et me voilà revenu à l'étape antérieure. Il y a des occasions où je suis moi, inconditionnellement, mais c'est rare; et je n'ai pas réussi encore à saisir le pourquoi de la chose. Alors, non, je sais pas... Y'a ce quelque chose qui me retient et je sais quelle est cette ficelle.

Un fil de laine un peu handicappant que j'aimerais transformer en élastique, histoire de retrouver ma liberté...

29/05/2007

Démotivation

Le Temps n'a pas arrêté sa course folle qui m'entraîne vers l'avant, vers les exams, vers mon départ, vers mon avenir. Et pourtant, j'aurais aimé qu'il freine sa course un moment, qu'il me donne encore de lui pour pouvoir faire ce que j'ai à faire.

On recroise des gens et l'on s'interroge sur la date de départ; on se réunit pour fêter un chapitre que l'on s'apprête à conclure... Il flotte dans ma tête comme un nuage un peu gris. Non, mes examens ne m'inquiètent pas trop, mais mon grand papier qui fera partie de mon mémoire, lui, il me pose problème. J'ai lu, encore et encore, écumer les pages d'un grand nombre de bouquins comme le marin écume l'océan, engrageant la matière, assimilant, au sens propre du terme. Alors, il me faut maintenant écrire, pondre cette étude.

Dieu que j'ai la flemme ! J'aimerais ne plus avoir rien à faire, seulement à préparer mon retour, seulement à dire au revoir, seulement mettre le point final à ce chapitre. Ou alors des points de suspension... Je veux de l'interrogation et de l'exclamation, mais qu'elles ne naissent pas de ma nervosité, de cette course effrénée que le Temps a lancé !

J'ai envie de rires, de pleurs, d'un bisou (non, de deux), d'un câlin (et d'un gros), de photos, d'accolades, de discussions spontanées et captivantes, de serrer des mains, d'effleurer des joues; bref, de prendre le temps, de ressentir encore la présence de mon âme, vibrante, dans une expiration de délivrance...

28/05/2007

Petit florilège

Voici un petit florilège des réactions suscitées par la pièce de théâtre de jeudi. Laurence m'a fait parvenir quelques mails très enthousiastes, c'est le moins qu'on puisse dire...

 

Dear Laurence,
Our department could not have been showcased more beautifully than with the play(s) last evening.  I left the James West Center afterwards and strolled through this lovely campus filled with such admiration.  What a clever mise en scène!  Wish you could all take it on the road!
Repose-toi bien ce long week-end - c'est plus que mérité!
Kim (Jansma)

Dear All,
Please join me in congratulating Laurence Denié for the fabulous performance(s) last night. Over 250 people filled the James West Alumni Center to see our undergraduate students at their very best! Laurence has worked tirelessley on this project since January and we cannot thank her enough for making us all so very proud.
With best wishes,
Dominic (Thomas, chair)

 

Laurence – it was truly fabulous last night. The best yet! I loved what you did with the cafe and the clever explanations in English. That was a stroke of brilliance !! Plus the translations were a great idea. The acting was so much fun – and the giddy, hair twirling Cathos stole the show for me. I was amazed at how well the Fables came off. It was a wonderful event. I’m so delighted you did this. (Sara Melzer)

Dear Laurence:
Congratulations on a job well done tonight with the play. It was excellent.  You should feel proud.
See you soon,
Mina (Soroosh)

I hope that everyone still at UCLA next year will be part of the play. We will have a real theater. This is the commitment of the French department. And thanks to Marcie we also have a connection with the music department. Again thank you very much. It was a lot of fun!

25/05/2007

Romina

J'ai répondu à ton message, j'essaierai de t'appeler. J'ai beau être très loin, je pense très fort à toi et aux tiens en ce moment indéfinissable. J'aimerais tellement être à tes côtés en cette période douloureuse.

Je te l'ai dit, les mots me manquent et peut-être sont-ils inutiles. Mais ce soir, je lèverai les yeux au ciel et j'allumerai une étoile.

Mes chaudes pensées t'accompagnent, ainsi que ta famille.

Je t'arc-en-ciel très fort...

Star and Planet Formation

24/05/2007

Molière, éclat de lumière

Un spectacle qui restera dans les mémoires.

J'ai déjeuné avec Ingrid, et comme prévu, un peu après 13 heures, on était au James West Alumni Center, là où allait se jouer la pièce six heures plus tard.

On a tout préparé, on s'est tous préparés, le temps est passé à une vitesse insoutenable. On a répété, les fables de Jean de La Fontaine et la pièce de Molière. J'ai appris que j'allais devoir improviser... dans la langue de Shakespeare. Je crois qu'on a terminé le dernier filage vers 18h, en sachant que les portes ouvraient 30 minutes plus tard. Tout le monde est allé se chercher à manger - je ne pouvais avaler que mes deux barres au chocolat, et j'ai tellement bu que j'ai dû aller me vider deux fois !

Je vous explique: étant donné qu'il y allait avoir des non francophones, la traduction des fables et de la pièce était projeté sur un écran. Seule l'introduction des fables et de la pièce, ainsi que mes interruptions et la clôture, sont en anglais. Vous trouverez le texte intégral - écrits par Ingrid, Edouard et moi-même - à la fin de l'article. En direct, c'est mieux, d'autant que des choses ont changé...

Les gens entraient et l'excitation montait dans les coulisses. Laurence, la prof et celle qui a tout organisé, nous a fait un petit discours avant d'aller saluer le public. Elle avait un peu le trac; et y'avait des nerveux et nerveuses parmi nous ! Après tout, c'était là la seule et unique représentation !

Edouard et Ingrid sont entrés en scène pour l'introduction en anglais. Ils ont décoché les premiers sourires et les premiers rires. Puis les fables ont pris vie sur la toute petite scène et le public riait de bon coeur. Sur un écran, le texte en anglais permettait aux non fancophones de suivre ce qui se passait.

Et j'ai fait mon entrée. J'étais stressé dans mon beau costume noir et sous ma perruque blanche. Dès ma première réplique, les rires ont éclaté. J'étais rassuré; j'ai fait du mieux que j'ai pu et, avec Ingrid, on s'est bien amusés.

La pièce a commencé; les gens ont adoré. Il faut dire que Sally et Barbara dans le rôle des précieuses s'en sont donné à coeur joie - elles étaient hilarantes !

Pendant toute la durée de la pièce, je suis resté sur scène, buvant à loisir mon jus de raisin. Ma perruque me grattait affreusement et j'avais super chaud, d'autant que j'avais un projecteur à 15 centimètres à côté de moi ! J'ai essayé de jouer plutôt que de rester là comme une plante verte, et je me tenais prêt à réagir si quelqu'un avait un blanc.

J'ai fait ma première interruption, avec de belles grimaces et de belles répliques qui ont fait mouche. La pièce a continué, puis j'ai fait ma deuxième et dernière interruption, la principale puisque je devais expliquer le changement des acteurs. Et c'est là que j'ai dû improviser. Les raisons pour changer ont fait rire, et j'en ai rajouté. Et puis j'ai improvisé. J'étais nerveux et je me suis laissé aller ! Et ça a marché du feu de dieu ! J'ai fait don de moi, je me suis rappelé la discussion que j'avais eu avec ma maman à ce sujet-là. Le don de soi au monde, ne faire qu'un avec le monde, avec cet Autre, c'est comme ça que l'on avance. Moment magique, orgasme intellectuel sur les planches !

La deuxième partie a suscité autant de rires que la première et, avec Ingrid, on a clôturé. Salut et remerciement, applaudissements. Le stress est retombé, directement dans mes jambes si bien que je les avais lourdes toute la soirée.

Quelques ami(e)s sont venu(e)s me féliciter. J'ai eu droit à tous les mélioratifs imaginables; mon ego était bien content. J'ai fait un hug à tout le monde. Luke m'a sauté dessus en me disant que j'avais été fantastique et que mon accent avait comme qui dirait disparu (j'en doute...). Et j'ai vu Jessica, qui ne devait pas venir et qui était là, devant moi, un grand sourire aux lèvres. C'est moi qui lui ai sauté dessus - et Dieu sait pourtant qu'on ne se connaît pas beaucoup ! Et c'est la personne qui m'a serré le plus fort, j'ai senti toute sa passion - j'ai fait de même tellement j'étais aux anges. Elle était super contente d'avoir pu assister à ce magnifique spectacle, alors même qu'elle était censée assister à une autre représentation. Et ensuite, ma prof de français - une étatsunienne - s'est littérallement jetée sur moi pour m'embrasser (sens étymologique). Elle m'a trouvé merveilleux et tout le tralala. Son sourire ne s'est pas défait d'un trait. Et elle m'envoyait des corbeilles de compliments à la figure que je ne savais plus où me mettre [elle a recommencé ce matin en cours, Ingrid et moi, on a eu droit à des applaudissements bis repetita]

Oui, j'ai serré dans mes bras tout le monde, j'étais aux anges; et même des inconnu(e)s sont venu(e)s me féliciter. On m'a demandé un autographe, rien que ça. Mon ego a fait la fête toute la soirée.

Je suis vraiment content de ce qui s'est passé. Tout le monde a été grandiose et j'admire le travail des étudiant(e)s étatsunien(ne)s qui ont bossé comme des acharnés sur une langue qui n'est pas la leur (d'autant que c'est du français du XVIIème...). Y'a de la graine d'acteurs, c'est moi qui vous le dis !

Normalement, on devrait voir la cassette la semaine prochaine, car la performance a été immortalisée - thank God ! - et je vais demander une copie !

 

Act. I, Sc. 1

[CAFE des Artistes]
[ENTER WAITRESS; She clears the table while humming in a loud, annoying tone, « La Vie en Rose »]
[ENTER DE LA FONTAINE, carrying a pile of papers stuffed in a book or binder; pen in hand and behind the ear, talking on his cellphone.]
WAITRESS
Oh, M. de La Fontaine!
How are you!? What are you doinghere? I haven’t seen you in a long time!!!
DE LA FONTAINE
Oh, yes, hi. I am busy writing my fables
WAITRESS
Wow fables?!... sounds fascinating!
DE LA FONTAINE
I needed a change of scenery, for inspiration.
WAITRESS
Ooh Inspiration... Can I get you some wine?
DE LA FONTAINE
A bottle of your best Chardonnay, the usual.
[WAITRESS, EXITS and ENTERS carrying a bottle of wine and glass]
WAITRESS  
So, M. de La Fontaine! What’s a flabler, anyways?
DE LA FONTAINE
Fable! Well, a fable for your information is a short story where animals represent human qualities and it finishes with a moral. [Drinks wine]
WAITRESS
Oh… Okay!
DE LA FONTAINE
Yes, I’m very busy.
WAITRESS
Ok, I’ll let you work, if you need anything let me know, I’ll back there.
[EXIT]
[DE LA FONTAINE keeps to his task, drinks more wine; reads the introduction...]
Edouard remains onstage for the fables.
Café props stay the entire time.
* * * * * *
Act. II, Sc. 1
[CAFE]
ENTER MOLIERE
MOLIERE   
Hey Jeannot! What’s up, dude?
[Punch on the shoulder, “cool” handshake]
How have you been doing?
DE LA FONTAINE
Good. Oh, you’ve been to the hairdresser?
MOLIERE
Yep. Do you like it?
DE LA FONTAINE
No, not really. They look like curly French fries…
MOLIERE
I know, but at least I used l’Oréal, because I’m worth it! Anyways, I heard you were working on some fables. How is it going?
DE LA FONTAINE           
Oh, I just finished.
MOLIERE
Oh, that’s great.
[Takes a peek at his writing
Oh, it looks like you have made a mistake; you don’t spell “de grâce” with double “s”,
it’s spelled with a “c”!
[ENTER WAITRESS from kitchen. Surprised at both their presence.]
WAITRESS
Oh my god! M. Molière, De La Fontaine and Molière both of you here at the same time!? Oh la la!!!
[Removes a camera from her apron, comes down the stage, and hands the camera to an audience member
Can you take a picture!?
[Audience member takes the picture, WAITRESS takes camera back, and reenters stage]
WAITRESS
Oh, let me get you a chair.
DE LA FONTAINE
You can have my seat, I have to go to Kinko’s to copy my Fables!
[Finishes the wine from the glass]
You can finish my bottle.
MOLIERE    [interrupted]
WAITRESS
No, no, no. Let me get you something stronger
[EXIT to kichen.]
[DE LA FONTAINE reaches for money to pay for the wine]
MOLIERE
Don’t worry, it’s on me.
DE LA FONTAINE
Thank you.
MOLIERE
See you later, alligator.
[EXIT]
[MOLIERE is left at table, perusing and correcting his own papers.]
[ENTER WAITRESS with short scotch glass]
WAITRESS
Here’s your double scotch on the rock
MOLIERE
ssssss. RockSSS. It’s a plural!
WAITRESS
Oh, M. Molière, it’s so good to have you here!
MOLIERE
Well, okay, yes; I’m busy right now; do you mind?
WAITRESS
Oh, not at all!  So what are you writing, flabers, too?
MOLIERE    [sighs
I’m writing a play.
WAITRESS 
That’s wonderful! So what’s your novel about?
MOLIERE    [sighs
It’s not a novel, it’s a… oh, nevermind!
I have this idea, two provincial girls arriving in Paris. They want wit and love, the type of love that they’ve been reading – that you’ve been reading – in the romance novels, you know. They’re yearning for this courtly love! They think they’re sophisticated but they are just affected, full of coquetry and artificiality.
WAITRESS
But what are their names?
MOLIERE
Ahh, I don’t know yet. What’s your name?
WAITRESS
My name is Caterina Magdalena de los Consuelos Perdidos.
MOLIERE
Eso no suena muy francés. That doesn’t sound very French. We can use may be Catherine... Cathos is nice. And then what is your second name? Margarita?
WAITRESS
No, no, no! Magdalena!
MOLIERE
We need a nasal here... Magdelon.
But I want to mock them, so I need another character – the headmaster, a father figure. Like Gorgibus, that sounds very spooky. He wants his daughter and niece to marry two young gentlemen who have money.
WAITRESS
Oh... gentlemen with money! What are their names?
MOLIERE
One is Du Croisy, and for the other one I was thinking of maybe...
WAITRESS
Tell me, tell me, tell me…
MOLIERE
La ferme! La Ferme? No, that’s not good. La Grange is better.
WAITRESS
Ooh, like the avenue!
MOLIERE
And to ridicule these two girls, they’ll reject their suitors because they’re not refined enough, or so they say. Yeah, good stuff! But the two guys will get back at them and play a trick on them, with their servant Mascarille – I have a name for this one – seducing the girls by pretending to be refined and witty. Oh yeah, that’s hot stuff! The two girls are totally taken in and eventually exposed! Ah ah! 
WAITRESS [understanding
Oh! I see! That’s exiting! You should write a part for me: I’m an actress [looking at the audience and pose]!
MOLIERE
Oh? Are you really?
WAITRESS
Yes!
MOLIERE   
Well, I’ll think about it… 
WAITRESS
Ok, I’ll be in the back if you need me. I’ll let you work on my character.
[EXIT]
MOLIERE
Let’s now meet our two gentlemen, shall we?
* * * *
Break after Scene VI
[Cathos/Barbara:… votre image]
MOLIERE
Oh mon Dieu! Have you seen them with their airs and graces, and ‘gningnin ni et gningnin na’ and call me this and speak like that! Oh young girls, ignorantes que vous êtes, you’re in deep trouble! Ha ha ha! And now here is Mascarille!
Break after Scene IX
[Mascarille/Justin:… pieds]
Ok. Stop! This is not good! The actors have been miscast, I realize. We have to change that. Ok, so:
Ok, this Magdelon (Sally) has way too many curls – she’s too much competition for me. I need somebody with straight hair (Bonnie)
Mascarille: Justin -> Dustin. What’s with the voice, dude? You’re too low!
Cathos: de Barbara a Marcie. You’re way too tall! I need someone shorter.
For La Grange (Eric) and Du Croisy (Matt), maybe I should switch them around. Yes, that’s what I’m gonna do.
* * * *
Last Scene
[CAFE des Artistes]
[MOLIERE sits at the table, writing ecstatically, completely inspired. ENTER WAITRESS from kitchen, rushing toward the enlightened patron]
WAITRESS 
So, are you all finished?
MOLIERE   
Yep, and I have to say I’m quite content about it!
WAITRESS 
Oh, and did you write a part for me!? [makes another “artistic” gesture]
MOLIERE   
As a matter of fact I did.
WAITRESS 
That’s so cool, you did? What is it?
MOLIERE   
You see that curtain over there?
[points to the right, there is no curtain]
WAITRESS 
Over there? [points to the left] Yes.
MOLIERE   
Well, go and close it!
WAITRESS
Ok.
[BLACK]

23/05/2007

Nos ami(e)s d'outre-Atlantique

Voici une petite vidéo. Je vous laisse appréciez son contenu, en anglais étatsunien sous-titré par un amateur (on sent qu'il/elle n'a pas fait d'études de traduction...)

Si le présentateur se moque un petit peu de la France et des Français, il utilise cet exemple pour, en fait, montrer les "défauts" des Etats-Unis (j'adore quand il dit: "la France n'est pas une nation de gamins de 6 ans qui crient et ricanent bêtement quand ils voient des zizis!" Ca me rappelle étonnamment mes séances de cinéma...).

Il conclut que notre système de santé est le meilleur au monde, que notre taux de pauvreté est bas, que nous ne sommes pas dépendants du pétrole du Moyen-Orient, que nous ne sommes pas obèses, qu'on a des intellectuels... Et sur une note d'humour, il ajoute qu'on a inventé le sexe pendant la journée, la lingerie (j'adore la façon dont les anglophones prononcent ce mot... bien français!) et la langue (référence au French kiss). Alors, on peut bien admettre qu'on peut apprendre des choses des Français!"

Etc.

Un Baiser, un Bisou, un Beso, un Besito, a Kiss, ένα φιλί, ένα φιλάκι encore et encore...

 

Levé du bon pied, de bonne humeur, de tendres petits mots dans ma tête, je me suis élancé dehors. Ca chantait dans ma tête et, même si j'avais le coeur léger, mes pas imprimaient solidement l'assurance de ma démarche sur le sol du campus. Etudiants et étudiantes s'affairaient tandis que mes pensées vagabondaient dans les nuages, alors même que mes regards répondaient à d'autres regards, alors même que de sincères sourires se dessinaient sur mes lèvres, sans raison apparente. Le bien-être est agréable...

Et puis j'ai vu Telly-Ange, accrochée à son téléphone, parlant portugais et j'ai ouvert mes bras. Je suis reparti, le polo rouge bordeau agité par une brise un peu trop fraîche, mais mon coeur qui dansait me rechauffait tranquillement. En cours, j'ai rigolé avec Ingrid et je suis reparti chez moi. J'ai recroisé Telly-Ange qui, toujours enchantée, m'a salué du surnom qu'elle m'a donné (Tonito). Elle était tout impatiente - elle avait hâte de venir voir la pièce demain soir. Et moi donc !

Allez, au boulot, Tonito !

22/05/2007

Dernière ligne droite

Ca y est, aujourd'hui, dans un mois, je quitte la Cité des Anges. Plus que 31 petits jours, 31 petits grains de sable et je serai de retour au bercail.

Je me répète mais ce trimestre est passé à une vitesse hallucinante. On est à mi-chemin de la semaine 8. Plus que deux et c'est les examens... Il faut sérieusement que je me mette à écrire ma recherche...

Il se passe tellement de choses encore ici, je découvre encore tous les jours et dire que bientôt tout sera fini. Alors oui, je profite et j'ai hâte d'être à jeudi soir pour la représentation des Fables de La Fontaine et des Précieuses Ridicules de Molière ! Ca va être bien, je suis impatient !

21/05/2007

Mujeres desesperadas

Ah! Qu'est-ce qu'elles me font rire ces femmes désespérées!

Pour ce qui ne comprennent pas la langue de Cervantès, voici un petit résumé:

Bree demande à son homme pourquoi il lave les coupes de champagne alors qu'elle l'a déjà fait. Toute maniaque de la propreté qu'elle est, son explication miraculeuse (tel mélange pour les tâches difficiles...), elle a une envie terrible.

 

"Excuse-moi, t'as perdu quelque chose?

Non, j'ai pensé te faire plaisir.

Ah non mais moi, je fais pas ça!

Pourquoi?

Je suis républicaine.

Et moi libéral. Je veux réduire le rôle de l'Etat et augmenter les droits individuels."

 

Toute troublée de ce qu'elle vient de ressentir, elle se rend chez le médecin et lui décrit ce qu'elle a ressenti ("c'est comme si quelque chose s'était cassé en moi; des vagues de chaleur et de froid...."). La doctoresse lui demande ce qu'elle faisait et quand elle devine qu'elle faisait l'amour, Bree lui dit qu'elle sait ce qu'est un orgasme et lui en donne une autre définition, bien plus plate et rapide que la première ("sensation de bien-être..."). C'était bien mieux cette fois-ci !

20/05/2007

Feu vert

C'est bon, c'est fait ! J'ai reçu l'approbation de mon directeur de recherche ainsi que du directeur du programme de Master d'Anglais à Lyon II pour continuer mon mémoire l'an prochain.

Quant à savoir si je peux le continuer à UCLA, vu qu'il y a de la ressource, ça dépend de l'université étatsunienne. Je vais me renseigner pour les visas (extension de mon F-1 ou changement en J-1) et commencer à voir si je peux me faire sponsoriser. Car, ils ont beau avoir tout un tas de livres utiles, je ne peux pas m'offrir les frais de scolarité pharamineux simplement pour faire de la recherche dans les bibliothèques.

Affaire à suivre...

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