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07/02/2008

Voyage

Les veilles de départ sont toujours faites d'excitation et de stress, conscients ou non. J'étais donc réveillé à 6h du matin, peut-être de peur de ne pas entendre mon alarme... Je suis arrivé à l'aéroport Saint-Exupéry un peu après 9h, mon vol pour Londres étant prévu pour 11h10. Après que mon père m'a laissé, après avoir enregistré mes bagages et passé la sécurité, j'ai regardé décoller et aterrir les avions et envoyé des sms d'au revoir.

Une bonne petite soirée pendant laquelle j'ai revu Julia (et un autre bon hug, un!) et je suis allé me coucher, après plus de 24h sans vraiment dormir...Le lendemain, je me suis levé un peu tôt mais j'ai flemmardé dans mon lit dégonflé. Je suis allé faire des courses (ah Ralphs !) puis vers 15h, je suis allé sur le campus rejoindre Ingrid. Un bon hug bien amical, on a papoté un peu, puis on a pris la voiture. Je suis allé me prendre un nouveau numéro de téléphone pour mes 3 mois ici, et on a fini à Santa Monica, sur Third Street Promenade, que l'on a montée et descendue. Ma linguiste préférée m'a fait remarqué que j'avais mon accent français bien plus prononcé qu'auparavant. Je sais, et c'est affreux ! Pourquoi, mon Dieu, pourquoi ????!!!!

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Le vol s'est déroulé sans problème; c'était la première fois que je prenais British Airways et j'avoue que j'ai bien aimé. Arrivé à Londres presque 2 heures plus tard, j'ai pris mon temps pour rejoindre mon terminal, étant donné que mon vol pour Los Angeles était prévu pour 15h10. Quand j'ai débarqué dans le terminal, un groupe de gens s'amassait, les yeux levés vers le tableau d'affichage, certains la bouche ouverte. J'ai fait pareil, mais j'ai gardé la bouche fermé. Je me suis assis et j'ai patienté longuement avant que la porte ne s'affiche. Et quand le moment est venu, à peine une demi-heure avant l'heure du décollage, j'ai rejoint ma porte d'embarquement. J'ai su qu'on partirait avec du retard... 

Mon entrée dans l'avion m'a rappelé celle de l'an dernier, sauf que cette fois-ci, c'était British Airways et non plus Lufthansa. C'est toujours un peu délirant de rentrer dans un 747, de passer par les grands espaces de la première classe, de voir qu'en payant plus cher, on a droit au luxe et au confort. Comme mon premier vol, je me suis retrouvé du côté gauche, sur le hublot. J'étais tout content de voir que j'avais mon écran personnel, à la différence de Lufthansa, et encore plus quand je me suis rendu compte que c'était un écran tactile avec un large choix de films et de séries, entre autres, que l'on pouvait contrôler comme quand on regarde un DVD.

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Aucun problème durant le vol, la nourriture n'était pas mauvaise, l'équipage était gentil, mais c'était quand même un peu long. Je me suis regardé des épisodes de Ugly Betty, Sex & the City, Will & Grace, The New Adventures of Old Christine et le film Ratatouille; en fait, toujours dans ce souci critique, je voulais voir quelle était la représentation de la France et des Français et les mots utilisés dans ce film 100% étatsunien. Il était intéressant de voir comment des comédiens étatsuniens s'essaient à reproduire l'accent d'un français parlant anglais...

Quitter un avion, c'est comme regarder un champ de bataille après la guerre - c'est le bordel total. Des papiers partout, les gens sont trop feignants pour utiliser les poubelles. Enfin bref... Il me restait le dernier obstacle: la douane. Là aussi, c'était long ! Comme l'an dernier, j'avais rempli à bord 2 formulaires, et comme l'an passé, j'ai laissé mes empreintes digitales et on a pris ma photo. Le douanier a tamponné mon passeport et j'ai récupéré mes bagages. Ensuite, la queue était longue pour remettre la fiche de déclaration et enfin, je suis sorti et j'avais Cristina, Pablo, Lauren, Christian et Sara qui m'attendait (j'étais censé aterrir à 18h15, on a aterri à la demi et je suis sorti vers 19h10). J'étais crevé mais ravi de les voir, de bons hugs de réconfort et, après 8 mois de séparation, les conversations allaient bon train, entre linguistique, politique et tout le tralala.

Qu'est-ce que j'étais content de les revoir ! Et revoir ces grandes autoroutes pleines de voitures. Depuis l'avion, j'avais remarqué le plan en damier et les grandes avenues et tous ces morceaux de riz colorés avançant à vive allure. Alors, une fois dans la voiture en route pour Westwood, en revoyant tous ces noms familiers (LAX, Wilshire, etc.), j'étais sûr d'être à Los Angeles !

Requinqué par la bonne ambiance, une part de pizza et des très bons brownies faits par Lauren, j'ai découvert mon petit coin pour 3 mois, avec mon matelas gonfable et des photos de la Grèce, dont une icône qui plairait sûrement à ma yaya. De bonnes attentions de la part de mes ami(e)s - et même un poster intitulé "Les 7 péchés capitaux de Tonylashes" (un de mes nombreux surnoms, dû à mes longs cils qui font des envieuses !) avec des photos de moi illustrant la luxure, la gourmandise, la paresse, la colère, etc.

 

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