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30/03/2008
Las Vegas
Mercredi après-midi, Christian, Lauren, Audree, Cristina et moi avons pris la route, direction le Nevada et l'Arizona. Au programme, Las Vegas la mythique et le Grand Canyon, site naturel époustouflant.
On est arrivés à destination, après un peu moins de 5 heures de route. Après avoir posé nos affaires à l'hôtel Tropicana, on est allés faire une petite balade nocture sur le Strip, cette longue avenue mythique longée d'hôtels-casinos où la fée électricité est maitresse des lieux. Premières impressions sympathiques. On a pris notre lot de photos en déambulant dans la rue, en regardant un peu partout. Il est à noter qu'à Las Vegas, il n'est pas interdit de se promener avec une bouteille d'alcool au vu et su de tous, contrairement à d'autres Etats, comme la Californie, où il faut cacher le vice dans un papier sous peine d'être arrêté. Du coup, à Las Vegas, être ivre dans la rue ne pause aucun souci. En outre, il est permis de fumer dans les espaces publics clos... What a bummer, comme on dit ! Ca craint du boudin !
Le lendemain, on est partis pour le Grand Canyon - voir article suivant.
Vendredi, on a passé la journée sur le Strip, sous un soleil radieux. Que vous dire sur Las Vegas ? L'impression que j'en ai eue: un parc d'attraction pour adultes. C'est marrant de passer d'un décor médial à un décor parisien, égyptien, romain ou new-yorkais. Chaque hôtel, plus luxeux les uns les autres, ont leur thème et essaient de dégager cette atmosphère particulière à chaque décor. Les casinos, qui se trouvent au rez-de-chaussée, sont aussi adaptés au thème général. J'avoue que c'est attrayant ! Le Venitian et ses canaux intérieurs où tu peux faire de la gondole; le Louxor est ses hiéroglyphes, etc. En sortant de boîte, vendredi soir, vers les deux heures du matin, on est sortis à "l'intérieur," sous un ciel parisien matinal, bleu-gris, et j'ai effectivement eu l'impression de me retrouver dans une rue européenne, contraste saisissant quand je suis vraiment sorti dehors, à Las Vegas. Même à trois heures du mat', le Strip est agité de ce constant flux humain, où les tenues de tous les jours côtoient celles plus formelles de celles et ceux qui rentrent de soirée. La rue est pleine du bruit des voitures et de ceux qui, égayés par la bouteille, poussent la chansonnette. Les trottoirs sont jonchés des deux vices par excellence: l'alcool et le sexe. Les bouteilles et verres, entiers ou cassés, titillent les cartes des call-girls que les employés (mexicains) passent la journée à distribuer...
Le troisième vice de celle que l'on surnomme Sin City (la Ville du Vice), c'est bien sûr l'argent. Tout est fait pour attirer le joueur, pour pousser le touriste à consommer - c'est afficher, c'est clair et les gens viennent pour ça ! Il y a des casinos dans tous les hôtels et des machines à sous un peu partout - même sur le comptoir du bar, il y a des écrans pour se vider les poches tout en vidant un verre, ou deux, ou trois... Le bruit des machines est caractéristique mais tous les gens assis à leur machine ont le même regard: ils attendent de voir s'aligner les symboles pour décrocher le petit ou le gros lot. Il n'y a pas vraiment de plaisir à jouer, ils tirent sur le manche parce que c'est le seul moyen d'arriver à leur fin, mais le plaisir est rare. C'est différent pour celles et ceux autour des tables de black-jack ou de roulette...
Avec tout ça, je me suis demandé pourquoi des familles entières se rendent à Las Vegas, pourquoi les parents amènent leurs enfants dans une ville qui n'a pas grand-chose à offrir à des petits êtres innocents ? Il y a quelques années, Las Vegas a essayé de vendre une image de ville où passer des vacances en famille. Pari réussi, à voir le nombre de mioches ! C'est pas moi qui amènerais mes enfants à Las Vegas !
Las Vegas est une ville qui vaut le détour parce qu'elle est l'emblème de la superficialité même. Un champignon qui pousse en plein milieu du désert et qui ne cesse de s'agrandir. C'est le monde du divertissement où tout est possible...
05:21 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27/03/2008
Grand Canyon
Jeudi 27 mars, c'était journée Grand Canyon (Rive sud, la rive nord étant légèrement plus éloignée et de toute manière, ouverte à partir de mai seulement). On a quitté Las Vegas dans la matinée, vu qu'il faut environ 5 heures de route pour rejoindre l'un des sites naturels les plus époustouflants qui m'ait été donné de voir.
On a d'abord fait une petite pause juste avant d'entrer en Arizona, sur le barrage Hoover. On s'est dégourdis les jambes, on a pris un peu l'air et quelques photos, avant de reprendre la route.
Si mes souvenirs sont bons, on est arrivés à destination aux alentours de midi et après s'être acquitté des droits d'entrée (pour nous, 25$ par véhicule, soit 5$ par personne), on a fait notre entrée dans le parc naturel. On s'est trouvé une place de parking et on est allés plonger en pleine nature, au sens figuré, bien sûr. Christian, Lauren et Cristina étaient déjà venus, ils m'ont donc fait fermer les yeux, ainsi qu'à Audree, jusqu'à ce qu'on arrive face à une immensité naturelle à couper le souffle.
Les photos parlent d'elles-mêmes.
On a ensuite longé le canyon sur quelques kilomètres pour rejoindre un restaurant, histoire de se remplir l'estomac avant de repartir pour la ville du vice, en tout début de soirée.
08:04 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26/03/2008
Nouvelles
Un petit mot pour vous dire que je n'ai pas disparu: tout va bien ! Mes recherches pour mon mémoire me prennent quasiment tout mon temps, je lis bouquins sur bouquins, mon mémoire s'enrichit petit à petit et maintenant que j'ai terminé mon étude des scripts des films que j'étudie, je vais aller à la bibliothèque des Oscars pour consulter les dossiers de censure !
Sinon, il fait beau et chaud et dimanche, je suis allé à Santa Monica, à la plage pour profiter du soleil. Demain, je pars pour Las Vegas et Grand Canyon. Retour prévu samedi.
En espérant que tout va bien de votre côté.
05:46 Publié dans Flash | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09/03/2008
Les Monologues du Vagin
Samedi cinéma et dimanche théâtre. Au programme, une représentation que j'ai toujours voulu voir: les Monologues du vagin. L'an dernier, je n'ai pas pu y assister car j'avais ma représentation de théâtre mais cette année, j'ai sauté sur l'occasion. Et je n'ai pas été déçu, bien au contraire !
Le spectacle était d'une excellente qualité, une très bonne écriture servie par des actrices en tous points remarquables ! Une superbe représentation d'environ deux heures où les grands éclats de rire (et quand je dis grands, c'est en fait d'énormes éclats de rire) côtoient le sérieux de la cause des femmes (le viol, la mutilation, l'excision, etc.). Car bien évidemment, comme son nom l'indique, le spectacle parle des femmes et de leur sexualité, cette partie que des siècles de domination masculine, pour citer Bourdieu, ont voulu réprimé.
Alors, pendant deux heures, c'est retrouver le pouvoir du vagin; apprivoiser "l'engin," apprendre à l'aimer et aimer son corps, le remettre au centre de son univers. C'est un peu bizarre dit comme ça, mais c'est bel et bien le message, je pense. C'est finalement faire comme les hommes, dans le sens où eux n'ont jamais eu à faire vraiment tout ça, tout simplement parce que la société patriarchale est fondée sur le pouvoir du phallus; parce qu'on élève les petits garçons en leur disant que leur zizi, c'est presque comme une baguette magique, alors que les petites filles ont tout à prouver - la Vie, pour une fille, c'est une conquête, beaucoup plus que pour un garçon.
Avant, je me disais que les mecs qui mettaient leur pénis trop en avant (sans mauvais jeu de mots) avaient un excès de virilité, dans le mesure où ils incarnaient le tout-puissant patriarchat dans le mauvais sens du terme. Maintenant, je revois mon jugement à la lumière de la reprise de pouvoir du vagin, où la femme se doit d'en faire autant.
Nier la sexualité d'un être, c'est bel et bien nier une partie importante de son humanité. Les religions, quelles qu'elles soient, en réprimant le désir et le plaisir féminins, ont commis la plus horrible des abominations allant à l'encontre de ce qu'elles prêchent toutes - le respect de l'humanité.
Les religions, les sociétés, en réprimant, en censurant la sexualité humaine, nous rendent tous un peu névrosés. Blanche DuBois est un personnage de Tennessee Williams qui représente la dualité de l'être humain: un côté éthéré, d'aspiration, de "bonnes moeurs" et un côté sexuel, plein de désir. Blanche, de par son éducation, de par le contexte social ne peut pas réconcilier ces deux faces de sa personalité; névrosée, elle l'est pour sûr, et elle l'est tellement qu'elle ne peut que sombrer dans la folie.
Alors oui, Mesdames, réappropriez-vous votre vagin, aimez-le, aimez-vous et ViVez !
03:09 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08/03/2008
Angles d'attaque (Vantage Point)
Dans la capitale mondiale du cinéma, un des passe-temps favoris est sans conteste de se faire une toile. C'est encore ce que j'ai fait ce weekend. Au programme, Vantage Point - pas mal traduit en français par Angles d'attaque (en espagnol, En el punto de mira). La bande-annonce a rempli son rôle et m'a donné envie d'aller voir ce film: reconstruire la vérité à travers huit points de vue différents sur le même événement. Ca sonne presque post-moderne...
Le début est un peu rébarbatif dans la mesure où l'on voit le même événement de différents points de vue. Certes, je m'y attendais mais le réalisateur n'a pas réussi m'embarquer à fond dans son histoire. Après, ça devient plus intéressant, l'action est au rendez-vous ! Bien évidemment, le bien triomphe à la fin, et rien ne sera dévoilé au monde entier si ce n'est que l'individu qui a "tué" le Président des Etats-Unis s'est fait descendre et que tout est rentré dans l'ordre.
Le film se place dans un contexte de guerre mondiale contre le terrorisme et une phrase a attiré mon attention: "cette guerre ne s'arrêtera jamais." C'est bien vrai ! Mais de ce contexte, le film n'en fait... qu'un contexte, qu'une toile de fond, sans rien en tirer, sans grande profondeur. C'est bien dommage !
A noter que le film est censé se dérouler à Salamanque en Espagne mais qu'il a été filmé au Mexique, avec une réplique de la Plaza Mayor de Salamanque. A noter aussi que le méchant est joué par... un Français ! Ca devient une habitude depuis les divergences politiques entre les deux pays concernant la guerre en Irak... Hollywood se venge comme elle peut ! Il est aussi intéressant de remarquer que la langue espagnole fait partie intégrante du film, d'où la présence de sous-titres, ce qui est assez inhabituel aux Etats-Unis dans un film grand public (interdit aux moins de 13 ans).
03:13 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Quoi de neuf ?
Alors que les Etats-Unis s'apprêtent à passer à l'heure d'été (ce weekend), je pourrais passer mon temps à m'étendre sur la pelouse verte du campus, les bras derrière la tête et laisser mes pensées vagabonder dans mon imaginaire alors que les étudiant(e)s s'affairent et stressent pour leurs examens et que les écureuils génétiquement modifiés cabriolent à quelques pas.
Eh bien non, je ne chôme pas. Cela fait un mois que je suis là et je peux compter sur les doigts les après-midis que je n'ai PAS passé à la bibliothèque. J'engrange de la matière sans discontinuer, histoire de peaufiner mon mémoire, encore et toujours. Je m'éclate de jour en jour et je suis sur le point de consulter les scripts originaux des films que j'étudie. J'en suis tout excité ! Et il est aussi probable que je me rende à the Oscars Library pour avoir accès aux notes de production et aux dossiers de l'Administration du Code de Production, autrement dit, les dossiers de censure car c'est bien là le sujet de mon travail. Ca m'éclate !
Et sinon, je revois des gens de l'an dernier, je les recroise dans les couloirs, sur Bruin Walk et je fais des hugs à en revendre ! Et après un bon serrage, quelques mots échangés, je m'élance à la bibliothèque, avec un sourire encore plus grand sur le visage. La Vie est faite de petits plaisirs tout simples. L'autre jour, je suis passé devant le bâtiment qui abrite le Département d'Anglais et je suis allé frapper à la porte d'une ancienne professeure. "Look who's here!" Elle a incliné la tête une fraction de seconde, à la recherche de mon prénom, puis s'est exclamée "Tony! How have you been?" Et on a papoté un petit peu...
Le soleil brille et la Vie est belle !
03:00 Publié dans Flash | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06/03/2008
Reviens-moi (Atonement)
Atonement (traduit littéralement au Canada par Expiation alors que le titre français fait référence à une phrase prononcée par une des protagonistes, Come back, come back to me) m'était donné à voir jeudi 6 mars dans le cadre des films à 2 dollars à Ackerman.
On m'en avait vaguement parlé, alors j'ai profité de l'occasion. Verdict: pas trop mal. Pour moi, c'est l'histoire d'une jeune fille de 13 ans qui découvre la sexualité humaine sans savoir vraiment de quoi il s'agit, qui rejette le sexe et qui va accuser à tort un des domestiques. Les accusations vont séparer deux êtres, jeter le garçon en prison et le conduire à combattre en France pendant la Seconde Guerre Mondiale.
J'ai eu un peu du mal à rentrer dans le film et je ne voyais pas vraiment comment les choses allaient se terminer, mais au final, c'est pas trop mal. Néanmoins, rien n'explique la réaction de la jeune fille - pourquoi a-t-elle cette réaction et qu'est-ce qui la pousse à commettre l'irréparable ? Du coup, c'est comme si l'histoire manquait de motivation et c'est dommage. Ensuite, il y a quelques épisodes de la guerre qui ne me semblent pas vraiment intégrés; c'est comme si le réalisateur voulait donner un contexte historique probable sans vraiment le fondre à son histoire. Enfin, la relation amoureuse des deux protagonistes est très mal amenée. Il faut l'accepter de facto mais elle ne m'a pas du tout convaincu...
Sinon, j'ai bien aimé la caractérisation de la jeune fille, qui devient infirmière pendant la guerre, sans jamais vraiment abandonné son désire de devenir écrivaine. Son dernier livre, intitulé Atonement (Expiation) est une façon de se faire pardonner, elle n'a jamais pu parler à sa soeur et s'excuser, du coup, elle le fait à travers un livre et elle romance la fin. Les deux amoureux ne sont jamais revus (chacun est mort de son côté) mais dans son livre, elle leur offre une fin hollywoodienne. Même si je ne suis pas un fan de ces fins merdiques à la sauce Hollywood, ce côté-là du film est intéressant.
A ne pas manquer, des passages en français par les acteurs/actrices anglais(es).
Interdit aux moins de 17 ans, à moins d'être accompagné par un adulte, de ce côté-ci de l'Atlantique.
A vous de juger.
03:18 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02/03/2008
Not Country for Old Men
Tout le monde en parlait, le film a reçu 4 Oscars, il fallait donc aller le voir. Voilà qui est chose faite !
Que dire ? Javier Bardem mérite son oscar, tellement son personnage est effrayant (film itneredit aux moins de 17 ans ici, aux moins de 12 ans en France) ! Le suspense en devient d'autant plus haletant et prenant. En gros, le film est pas mal mais je ne partage pas l'enthousiasme des critiques. C'est un bon film, c'est tout...
La chasse à l'homme est encadrée par les réflexions d'un shériff vieillissant (en cessation progressive d'activités, comme diraient certains...) qui se plaint d'un monde devenu trop violent, violence incarnée par le personnage de Javier Bardem et son arme atroce. Le titre provient de ces réflexions... qui ne m'ont fait ni chaud ni froid...
A voir en version originale, bien sûr, histoire d'apprécier l'accent texan où tout se dit sans ouvrir la bouche (doublage ultra difficile...)
A vous de juger.
03:21 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01/03/2008
Texas
J'ai passé la dernière semaine de février, du 21 au 28 pour être exact, au Texas. Je suis allé rendre visite à mes ami(e)s rencontré(e)s à St Jean de Niost en août dernier. Kim et Jeff m'ont hébergé chez eux à Arlington et m'ont fait découvrir Dallas et Fort Worth. C'était très sympa même si j'ai pris un coup de froid qui a un peu gâché mes derniers jours... Mes hôtes sont les personnes les plus gentilles qui existent et je les remercie de m'avoir fait passé une très bonne semaine.
Je tiens à dire tout d'abord que j'ai été reçu comme un petit prince; j'ai même eu droit aux honneurs du drapeau français qui flottait sur leur garage ! A ce propos, j'ai appris que le drapeau étatsunien devait toujours se trouver plus haut que tout autre drapeau, qu'il était impératif de l'enlever en cas de grand vent (ce qui est arrivé) et de pluie et que si par malheur il touchait le sol, il fallait le brûler; la nuit, il doit impérativement être éclairé ! Tout ça fait partie du Code du drapeau... Je ne sais pas si on a quelque chose de similaire pour notre drapeau français...
Que vous dire sur le Texas, the Lone Star State comme l'indique le drapeau? C'est grand, super grand, tellement vaste qu'il y a énormément d'espace ! Et je pense que si on avait bougé encore plus, si on s'était enfoncé dans la campagne texane, je pense que j'aurai encore eu la preuve de grands espaces où les champs en tout genre dominent le paysage. Pour info, l'aéroport Dallas-Fort Worth (le deuxième plus grand des Etats-Unis après celui de Denver) est plus grand que l'île de Manhattan à New York - ça vous donne une idée de grandeur...
Les Texans ont bel et bien un accent différent de celui auquel je suis habitué; mais je n'ai pas croisé de Texans à l'accent très prononcé - sauf à la télé - au point de ne pas comprendre.
J'ai découvert pas mal de choses pendant ce séjour: j'ai assisté à mon tout premier match de hockey sur glace, à seulement cinq rangées des vitres en plexiglas ! Inutile de dire qu'on (l'équipe des Stars) a gagné. J'ai trouvé ça plus intéressant que le footbal étatsunien mais d'une certaine façon, beaucoup plus violent, étant donné que les coups font partie du jeu. Plus que jamais j'ai eu l'impression que ce genre de sports d'équipes sert d'exutoire: dès qu'un joueur de notre équipe frappait l'adversaire, la salle entière se levait d'un bond et réclamait les coups, à grand renfort d'encouragements de toutes sortes... Bougrement intéressant ! Oui, j'ai parfois des envies d'études sociologiques !
J'ai aussi visité les stockyards (parc à bestiaux) qui m'ont donné à voir la couleur locale texane, avec ses chevaux, ses chapeaux, ses bottes, ses bars, ses boîtes et tout le tralala. C'est un quartier historique et il faut savoir que la mairie de Fort Worth essaie de garder la ville la plus texane possible ce qui explique qu'elle ne dépasse pas 700 000 habitants alors même que la mégapole (Dallas-Fort Worth Metroplex) compte plus de 6 millions de personnes.
J'ai enrichi mon vocabulaire en me rendant au Billy Bob's, le plus grand club (12 000 mètres carré) western et country - on appelle ça un honky-tonk et dire "let's go honky-tonking" est une proposition pour aller danser ou passer une soirée dans un tel endroit. Tu y trouves tout ce que tu veux, bars, pistes de danse, machines à sous, des jeux vidéos, des distributeurs automatiques, un faux taureau à monter (pour les amateurs) et une arène pour grimper de vrais taureaux (pour les pros)... De célèbres groupes ont coutume de venir donner des concerts; ils ont même un mur pour laisser leurs empreintes.
J'ai aussi visité le musée Kennedy (the Sixth Floor Museum) [13,5$]. Super intéressant sur l'assassinat du Président Kennedy. En fait, il s'agit du bâtiment d'où Lee Harvey Oswald a tiré sur le Chef de l'Etat qui passait dans la rue juste au-dessous, le 22 novembre 1963. Je ne connaissais que très peu de choses sur le sujet et j'avoue que le guide-audio, les différentes vidéos et tous les panneaux sont riches d'informations. A ne pas manquer si vous visitez Dallas et ses environs.
Voilà pour un bref aperçu texan. Le plus important reste les rencontres humaines et les étincelles avivées avec Kim, Jeff, Dana et les autres, que j'ai appris à connaître encore plus - ça fait chaud au coeur !
Il est probable que je refasse une visite éclair à Dallas en avril pour un événement organisé par American Airlines (qui a sponsorisé le retour des familles en France). Ils vont parler de ce qui s'est passé en France en août dernier, premier projet du genre dans le cadre de l'association des vétérans. Du coup, j'y suis gracieusement convié (tous frais payés !); ils vont me faire venir depuis Los Angeles et il est possible que je fasse un petit discours...
Affaire à suivre...
03:26 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


