14/06/2008

Tournage

A la fin du mois de mai, encore en plein dans mon mémoire, je réponds à une annonce de casting pour un des rôles principaux dans un moyen-métrage étudiant tourné à St-Etienne. L'affaire étant urgente, le réalisateur, me contacte dès le lendemain pour que l'on puisse se voir sur Lyon pour un mini-casting. On est mardi et le tournage est censé débuter le vendredi de la même semaine - l'affaire est urgente.

Le contact avec le réalisateur et son assistant est bon et ils semblent tous les deux satisfaits de mon jeu (ils m'ont fait faire une scène où je n'ai pas de dialogue, tout est dans la gestuelle; et une autre avec du dialogue). Ils repartent après plus d'une heure d'entretien, en me disant qu'ils me recontacteront jeudi pour me dire s'ils me prennent ou pas. J'étais stressé, mais je suis resté avec un sentiment assez positif de la rencontre.

Jeudi, je reçois un mail dans lequel Nicolas, le réalisateur, me dit que le tournage a été repoussé et qu'ils se permettent donc de faire passer d'autres castings. J'aurai la réponse en début de semaine prochaine (début juin).

Alors que je me rendais à Lyon 2 pour rendre une petite visite à ma coordinatrice, Nicolas m'appelle pour m'annoncer la nouvelle - je suis pris ! Je suis super content et Christine est la première au courant ! Elle se réjouit autant que moi.

D'un mot, c'est l'histoire de trois potes (Alex, Juan et Micky) qui se retrouvent dans la mouise et qui décident sur un coup de tête de braquer une banque. Genre: comédie sociale; titre: Appelez-moi Sacha, s'il vous plaît; particularité: le film est tourné en noir et blanc jusqu'au moment du braquage (qui démarre quand je me prends une balle dans le pied).

Tout s'enchaine ensuite très vite. Je revois Nico le lendemain sur Lyon pour revoir un peu le personnage (Micky, la vingtaine, boiteux). Je suis convié à St-Etienne dès le lendemain (jeudi) et pour une durée de 10 jours de tournage (5-14 juin), en sachant que je dois rendre mon mémoire sur papier le vendredi 13 et que le dimanche 15, je dois me rendre à Nice pour passer mes tests d'entrée le lundi 16, et que ma soutenance est prévue le vendredi 20.

Le jeudi soir, je fais donc la connaissance de mes deux partenaires, Timothée (Alex) et Jean (Juan), ainsi que de la copine de Nico, Valentine, chef op' et la régisseuse, Valentine aussi. Je revois Matthieu, l'assistant réa, je rencontre aussi Thomas, l'accessoiriste. L'ambiance est bonne, les gens très sympas.

Le vendredi, je n'avais pas de scène à tourner, mais je suis allé voir les autres, histoire de mesure la température sur le plateau et d'apprendre pleins de choses de cinéma et de rencontrer les gens (Laurent et Serge, acteurs; Mélusine la maquilleuse, Marina la scripte...). Le weekend, on a tourné la scène du braquage de banque dans une agence EDF. En vrac, j'ai porté mon masque de clown, j'ai planqué un fusil plus grand que ma jambe dans mon pantalon, j'ai crié, menacé des gens qui n'étaient pas là (c'est là la magie du cinéma, le montage vous fera croire le contraire...)... Weekend très formateur et enrichissant, même s'il n'a fait que pleuvoir.

Le reste de la semaine, on s'est couchés à point d'heure pour se lever tôt le matin. J'avais des scènes tous les jours, en intérieur comme en extérieur, avec toujours le même costume (pantalon noir, chaussures noires, chemise blanche à manches courtes - le plus classe des trois personnages). On a eu de la chance, quand on tournait à l'intérieur, il pleuvait et pour nos scènes extérieures, du grand soleil.

Une très bonne expérience on ne peut plus enrichissante ! Je ne sais pas ce que je vaux, mais le réalisateur semblait satisfait du résultat - j'attends de voir ce que ça va donner sur grand écran. C'est marrant de voir combien tout est en fait saucissonné: les plans sont des petits bouts, mis les uns à la suite des autres; parfois, je n'avais qu'une réplique, que je répétais jusqu'à plus soif, histoire d'avoir plusieurs possibilités. La scène en voiture a été compliquée à tourner; le plan séquence dans la chambre était épuisant (en plus de la chaleur) mais drôlement rigolo, surtout quand des prises finissent dans le bêtisier; la scène de ralenti de l'arrivée à la banque, là où on marche tous vers notre destin, en mettant nos masques, m'a fait un mal fou étant donné que je devais boiter avec un fusil dans la jambe - si y'en a un des trois qui va pas être glamour, c'est bien moi ! Quant à la scène où l'on s'enfuit de la maison avec le fusil, on l'a recommencée une huitaine de fois - à la fin, à force de courir (en boitant, pour moi), on était rétamés !

Le montage a déjà commencé, le film devrait être diffusé dans une salle à St-Etienne en septembre; ensuite, il partira pour les festivals...

A suivre.

13/05/2008

Retour

Aujourd'hui, ça fait une semaine que j'ai quitté la Cité des Anges. La semaine dernière, je disais au revoir et Cristina, Lauren et Christian m'ont accompagné à l'aéroport. Après les derniers câlins et un dernier regard en arrière, j'ai pris la direction de ma porte d'embarquement. J'ai regardé les avions aterrir et décoller, j'ai pris des photos et écouté de la musique et je me suis envolé.

Je recommande vivement British Airways ! Le voyage s'est passé sans encombre, j'étais au hublot juste à l'arrière de l'aile, une rangée avant une séparation. J'ai aussi eu la chance de n'avoir personne à côté de moi, donc j'ai pu bien m'étaler. J'ai bien mangé et j'ai surtout bien regardé la mini-télé: j'ai visionné quatre films ! Au programme:

Il était une fois [Enchanted]: une comédie romantique pour les gamins - Disney - qui ne m'a guère enchanté tellement c'est neuneu. J'ai bel et bien perdu mon âme d'enfant tellement je n'ai pas pu gobé tous leurs bons sentiments;

Je suis une légende [I am Legend]: avec Will Smith, pas trop mal. Un New York méconnaissable;

Juno: pas mal, avec une jeune fille qui tient le rôle principal (Ellen Page) et dont le naturel m'a bluffé. Autre point positif, un langage d'adolescent à rendre dingue tout traducteur (certains des sous-titres manquent de "couleur," hélas). Oscar du meilleur scénario sur une maman adolescente;

Benjamin Gates et le livre des secrets [Benjamin Gates, Book of Secrets]: un bon divertissement dans la lignée des Indiana Jones et autres, qui permet une mini leçon d'histoire étatsunienne et de voir l'intérieur de la Bibliothèque du Congrès, entre autres. Pour info, j'ai regardé ce film doublé en espagnol: il est intéressant de voir comment les hispaniques nous font parler espagnol, avec un bon accent bien français (dans le film, Gates se rend à Paris; j'ai oublié de regarder le passage dans sa version originale, histoire d'entendre Nicolas Cage parler français...)

J'ai bien sûr essayé de dormir un peu, puis on est arrivés sur Londres. Direction le tout nouveau, tout beau Terminal 5 qui respire le neuf, l'agréable, l'éclairé, le spacieux, le moderne; bref, ça pulse ! L'attente a été un peu longue, d'autant qu'on est parti avec un peu de retard. Mais après 10 heures de voyage, le vol d'à peine 1h10 est passé comme une lettre à la poste et on est finalement arrivé à l'heure !

03/05/2008

Première de Jackpot (What Happens in Vegas)

Mercredi prochain, je suis de retour en France, jour de la sortie du film What Happens in Vegas (référence à l'expression "ce qui se passe à Vegas reste à Vegas," je vous laisse réfléchir aux sous-entendus... Après tout, le surnom de Las Vegas est la Ville du Vice...). Le titre impliquant une référence trop culturelle, semble-t-il, le titre français est Jackpot.

Hier avait lieu la première mondiale du film au théâtre Fox (qui produit et distribue le film) dans Westwood Village en présence d'un parterre de célébrités. L'événement nécéssitait de fermer quelques rues.

Après avoir fait un peu la queue, on a pris place sur des gradins: l'un était réservé à l'équipe Ashton (Kutcher), affublée de T-shirts, banderoles et gants en mousse blancs; l'autre était l'équipe Cameron (Diaz), tout en rouge. J'ai donc dû passer un T-shirt rouge "Team Cameron; What Happens in Vegas." Un présentateur de radio (Kiss FM) a fait le chauffeur de salle, histoire de nous faire chauffer les cordes vocales en attendant que les deux stars se montrent.

Face aux gradins, le tapis rouge et sur le trottoir d'en face, la presse et son arsenal de paparazzi. Avant l'arrivée des deux stars les plus attendues, on a eu droit à un défilé de dos: des mannequins et acteurs que je ne connaissais pas; et puis est arrivée Eva Longoria. Elle a vraiment l'air sympa !

Les deux stars sont arrivées, Ashton a fait crier son public et Cameron nous a fait crier aussi. En gros, c'était à crier le plus fort pour pouvoir assister gratuitement à la représentation. On a finalement tous pu rentrer, avec boisson et popcorn gratuits.

J'ai pu aussi apercevoir Vince Vaughn, Dennis Farina et d'autres. Mes photos font vraiment pâle figure à côté de celles prises par la presse (qui, il faut l'avouer, était bien mieux placée !). Pour voir du glamour, c'est par ici (il y a 30 photos, sur 2 pages).

Lake Bell , Cameron Diaz , Ashton Kutcher and Rob Corddry at the Los Angeles premiere of What Happens in Vegas - 05/01/2008Eric Charbonneau, WireImage.com

Oui, c'est bien moi dans le public, en haut à gauche, avec les lunettes de soleil (la photo en taille originale se trouve ici). On peut aussi apercevoir rapidement le public (et mes lunettes de soleil...) dans le court reportage d'Euronews disponible ici.

Voir aussi un mini reportage: http://www.youtube.com/watch?v=FdrQo9WBcvU ou encore:

Concernant le film lui-même, c'est une m**** sans nom ! Ca n'engage que moi, évidemment. Mais quand un film commence avec les clichés sur le genre (les hommes sont comme ci et les femmes sont comme ça), ça m'horripile. Ajoutez à ça un public en délire qui gueule, crie et parle à l'écran; une des premières séquences qui bombardent des images de Vegas à vous en faire tourner la tête (bravo le monteur !); et surtout un film qui peu l'immaturité... Bref, j'ai dû sourire et à peine rire même pas cinq fois, alors que la salle se tordait. Evidemment, dans la bonne tradition étatsunienne, on termine sur une fin heureuse. J'ai lu quelques déclaration de la scénariste qui cherchait à pénétrer la question du mariage, eh bien, ma fille, c'est d'une superficialité ce que tu nous as pondu, c'est dingue ! Tout était si prévisible que je prenais plus de plaisir à réfléchir aux problèmes de traduction pour le sous-titrage et le doublage... Oui, on ne se refait pas !

Je vous laisse "savourer" la bande-annonce sous-titrée en français:

 

27/04/2008

Le Retour: festivals

Vous souvenez-vous de ma toute première expérience en tant que figurant dans le court-métrage intitulé Le Retour (The Homecoming) réalisé par Rachel Earnest ?

Eh bien figurez-vous que le film continue de tourner dans les festivals européens et étatsuniens. Après un festival à Clermont-Ferrand et en Irlande où il a remporté le prix du Meilleur Court-Métrage International en début d'année, le petit chef-d'oeuvre est passé par le Michigan au East Lansing Film Festival et la Californie au Sonoma Valley Film Festival. En avril, Le Retour a été diffusé à l'Oxford International Film Festival, au Method Fest en Californie et au Fallbrook Film Festival. Les spectateurs du Newport Beach Film Festival et Lake Arrowhead International Film ont aussi vu Le Retour. En mai, la Floride (Jacksonville) pourra aussi assister au court-métrage, tout comme l'Allemagne à l'occasion du plus grand festival du film étudiant d'Europe, et l'Oklaoma (deadCenter Film festival). Et en prime, le film sera diffusé à Cannes pendant le festival (Cannes Short Film Corner).

Félicitations à toute l'équipe et on croise tous les doigts pour des récompenses !

Site officiel: www.leretour.net

Site IMDB: http://www.imdb.com/title/tt1135515/

18/04/2008

Détrompez-vous

La journée d'hier, pleine de bonne humeur, s'est très bien déroulée; j'ai fait une petite blague à Claude Lelouche (sans vraiment le vouloir) en lui demandant ses papiers quand il s'est assis dans la section VIP (le papier avec son nom sur le siège...) et j'ai vu Jonathan Tucker, un jeune acteur (26 ans) étatsunien qui monte et que vous avez pu voir dans des épisodes de New York, Unité Spéciale et Section Criminelle ou plusieurs films.

Je me régale toujours avec mes sucroeilleries (eye candies) et le film que j'ai pu visionner, Détrompez-vous, était bien sympathique, d'autant qu'il se déroule à Lyon. Quelqu'un devrait faire un Lyon, je t'aime ou un film qui capture la vie dans les rues lyonnaises comme si c'était Paris... Le film parle du couple et de l'adultère et s'il était sorti dans les années 50 aux Etats-Unis, les censeurs auraient simplement coupé les légères scènes de sexe (qui vaudront au film au moins une interdiction aux moins de 13 ans de ce côté-ci de l'Atlantique) mais auraient été assez satisfaits d'une fin "morale" qui recadre les choses dans le statu quo.

A vous de juger. Pour info, l'actrice est la même que celle de Notre univers impitoyable... Je ne l'avais pas reconnue tellement elle fait nunuche dans ce film.

17/04/2008

Notre univers impitoyable

Tout continue à très bien se passer au festival, hormis quelques petits désagréments, les gens sont très sympatiques. Un acteur étatsunien m'a tapé la discussion, j'ai rencontré un réalisateur français, je rigole bien avec l'équipe, vraiment rien à dire !

Hier, je n'ai pas pu voir de film en entier. J'ai vu une heure du film Notre univers impitoyable, sur la guerre des sexes dans le monde de l'entreprise et les relations hommes/femmes, un de mes sujets préférés, et j'avoue que la première heure ne m'a pas déçu, à tel point qu'il faut vraiment que je voie comme le film se termine. Le titre s'inspire de la chanson française du générique de la série Dallas, une référence faite au début du film.

Et la nuit a enveloppé la Cité des Anges de son voile un peu trop frais à mon goût. C'était le dernier jour d'Alexandra que j'ai rencontrée l'an dernier, alors on s'est dit adieu, après un échange de courriels et une chaleureuse embrassade. Sous une lune presque pleine, je suis allé attendre mon bus. Même à minuit, la circulation sur Sunset est bruyante et incessante, mais j'avais les yeux tournés vers le bâtiment où, encore une fois, j'ai ressenti cette gratuité de l'échange et de la rencontre. Qu'il est plaisant, en effet, de partager, de rire et sourire, de se sentir vivant dans la rencontre.

Dans mon univers à moi, la lune est un symbole; c'est alors que les personnages de mon deuxième roman - toujours en gestation - ont pris un nouveau souffle et une scène s'est étoffée dans mon esprit...

16/04/2008

Les Femmes de l'ombre

Tout s'est bien passé pour mon deuxième jour à COL-COA. J'étais préposé aux billets à l'entrée des deux cinémas. J'ai revu Lelouche, Klapisch et les autres et j'ai pu visionner Les Femmes de l'Ombre, traduit en anglais par Female Agents. Vraiment pas mal ce film sur la Deuxième Guerre Mondiale et une partie de l'Histoire que je ne connaissais pas. Certes, un peu glamour dans le casting (ça plaira sans doute aux Etatsuniens...), je le conseille.

Voici la bande-annonce:

08/03/2008

Angles d'attaque (Vantage Point)

Dans la capitale mondiale du cinéma, un des passe-temps favoris est sans conteste de se faire une toile. C'est encore ce que j'ai fait ce weekend. Au programme, Vantage Point - pas mal traduit en français par Angles d'attaque (en espagnol, En el punto de mira). La bande-annonce a rempli son rôle et m'a donné envie d'aller voir ce film: reconstruire la vérité à travers huit points de vue différents sur le même événement. Ca sonne presque post-moderne...

Le début est un peu rébarbatif dans la mesure où l'on voit le même événement de différents points de vue. Certes, je m'y attendais mais le réalisateur n'a pas réussi m'embarquer à fond dans son histoire. Après, ça devient plus intéressant, l'action est au rendez-vous ! Bien évidemment, le bien triomphe à la fin, et rien ne sera dévoilé au monde entier si ce n'est que l'individu qui a "tué" le Président des Etats-Unis s'est fait descendre et que tout est rentré dans l'ordre.

Le film se place dans un contexte de guerre mondiale contre le terrorisme et une phrase a attiré mon attention: "cette guerre ne s'arrêtera jamais." C'est bien vrai ! Mais de ce contexte, le film n'en fait... qu'un contexte, qu'une toile de fond, sans rien en tirer, sans grande profondeur. C'est bien dommage !

A noter que le film est censé se dérouler à Salamanque en Espagne mais qu'il a été filmé au Mexique, avec une réplique de la Plaza Mayor de Salamanque. A noter aussi que le méchant est joué par... un Français ! Ca devient une habitude depuis les divergences politiques entre les deux pays concernant la guerre en Irak... Hollywood se venge comme elle peut ! Il est aussi intéressant de remarquer que la langue espagnole fait partie intégrante du film, d'où la présence de sous-titres, ce qui est assez inhabituel aux Etats-Unis dans un film grand public (interdit aux moins de 13 ans).

06/03/2008

Reviens-moi (Atonement)

Atonement (traduit littéralement au Canada par Expiation alors que le titre français fait référence à une phrase prononcée par une des protagonistes, Come back, come back to me) m'était donné à voir jeudi 6 mars dans le cadre des films à 2 dollars à Ackerman.
On m'en avait vaguement parlé, alors j'ai profité de l'occasion. Verdict: pas trop mal. Pour moi, c'est l'histoire d'une jeune fille de 13 ans qui découvre la sexualité humaine sans savoir vraiment de quoi il s'agit, qui rejette le sexe et qui va accuser à tort un des domestiques. Les accusations vont séparer deux êtres, jeter le garçon en prison et le conduire à combattre en France pendant la Seconde Guerre Mondiale.
J'ai eu un peu du mal à rentrer dans le film et je ne voyais pas vraiment comment les choses allaient se terminer, mais au final, c'est pas trop mal. Néanmoins, rien n'explique la réaction de la jeune fille - pourquoi a-t-elle cette réaction et qu'est-ce qui la pousse à commettre l'irréparable ? Du coup, c'est comme si l'histoire manquait de motivation et c'est dommage. Ensuite, il y a quelques épisodes de la guerre qui ne me semblent pas vraiment intégrés; c'est comme si le réalisateur voulait donner un contexte historique probable sans vraiment le fondre à son histoire. Enfin, la relation amoureuse des deux protagonistes est très mal amenée. Il faut l'accepter de facto mais elle ne m'a pas du tout convaincu...
Sinon, j'ai bien aimé la caractérisation de la jeune fille, qui devient infirmière pendant la guerre, sans jamais vraiment abandonné son désire de devenir écrivaine. Son dernier livre, intitulé Atonement (Expiation) est une façon de se faire pardonner, elle n'a jamais pu parler à sa soeur et s'excuser, du coup, elle le fait à travers un livre et elle romance la fin. Les deux amoureux ne sont jamais revus (chacun est mort de son côté) mais dans son livre, elle leur offre une fin hollywoodienne. Même si je ne suis pas un fan de ces fins merdiques à la sauce Hollywood, ce côté-là du film est intéressant.

A ne pas manquer, des passages en français par les acteurs/actrices anglais(es).

Interdit aux moins de 17 ans, à moins d'être accompagné par un adulte, de ce côté-ci de l'Atlantique.

A vous de juger.

02/03/2008

Not Country for Old Men

Tout le monde en parlait, le film a reçu 4 Oscars, il fallait donc aller le voir. Voilà qui est chose faite !

Que dire ? Javier Bardem mérite son oscar, tellement son personnage est effrayant (film itneredit aux moins de 17 ans ici, aux moins de 12 ans en France) ! Le suspense en devient d'autant plus haletant et prenant. En gros, le film est pas mal mais je ne partage pas l'enthousiasme des critiques. C'est un bon film, c'est tout... 
La chasse à l'homme est encadrée par les réflexions d'un shériff vieillissant (en cessation progressive d'activités, comme diraient certains...) qui se plaint d'un monde devenu trop violent, violence incarnée par le personnage de Javier Bardem et son arme atroce. Le titre provient de ces réflexions... qui ne m'ont fait ni chaud ni froid...

A voir en version originale, bien sûr, histoire d'apprécier l'accent texan où tout se dit sans ouvrir la bouche (doublage ultra difficile...)

A vous de juger.

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