09/03/2008

Les Monologues du Vagin

Samedi cinéma et dimanche théâtre. Au programme, une représentation que j'ai toujours voulu voir: les Monologues du vagin. L'an dernier, je n'ai pas pu y assister car j'avais ma représentation de théâtre mais cette année, j'ai sauté sur l'occasion. Et je n'ai pas été déçu, bien au contraire !

Le spectacle était d'une excellente qualité, une très bonne écriture servie par des actrices en tous points remarquables ! Une superbe représentation d'environ deux heures où les grands éclats de rire (et quand je dis grands, c'est en fait d'énormes éclats de rire) côtoient le sérieux de la cause des femmes (le viol, la mutilation, l'excision, etc.). Car bien évidemment, comme son nom l'indique, le spectacle parle des femmes et de leur sexualité, cette partie que des siècles de domination masculine, pour citer Bourdieu, ont voulu réprimé.

Alors, pendant deux heures, c'est retrouver le pouvoir du vagin; apprivoiser "l'engin," apprendre à l'aimer et aimer son corps, le remettre au centre de son univers. C'est un peu bizarre dit comme ça, mais c'est bel et bien le message, je pense. C'est finalement faire comme les hommes, dans le sens où eux n'ont jamais eu à faire vraiment tout ça, tout simplement parce que la société patriarchale est fondée sur le pouvoir du phallus; parce qu'on élève les petits garçons en leur disant que leur zizi, c'est presque comme une baguette magique, alors que les petites filles ont tout à prouver - la Vie, pour une fille, c'est une conquête, beaucoup plus que pour un garçon. 
Avant, je me disais que les mecs qui mettaient leur pénis trop en avant (sans mauvais jeu de mots) avaient un excès de virilité, dans le mesure où ils incarnaient le tout-puissant patriarchat dans le mauvais sens du terme. Maintenant, je revois mon jugement à la lumière de la reprise de pouvoir du vagin, où la femme se doit d'en faire autant.

Nier la sexualité d'un être, c'est bel et bien nier une partie importante de son humanité. Les religions, quelles qu'elles soient, en réprimant le désir et le plaisir féminins, ont commis la plus horrible des abominations allant à l'encontre de ce qu'elles prêchent toutes - le respect de l'humanité.
Les religions, les sociétés, en réprimant, en censurant la sexualité humaine, nous rendent tous un peu névrosés. Blanche DuBois est un personnage de Tennessee Williams qui représente la dualité de l'être humain: un côté éthéré, d'aspiration, de "bonnes moeurs" et un côté sexuel, plein de désir. Blanche, de par son éducation, de par le contexte social ne peut pas réconcilier ces deux faces de sa personalité; névrosée, elle l'est pour sûr, et elle l'est tellement qu'elle ne peut que sombrer dans la folie.

Alors oui, Mesdames, réappropriez-vous votre vagin, aimez-le, aimez-vous et ViVez !

02/06/2007

Esprit oisif...

Pour ne pas travailler, c'est assez simple: avoir des gens autour de soi. Alors si le weekend dernier, c'est Lou qui m'a rendu visite dans la Cité des Anges, Dikra a eu la tâche aisée de m'éloigner de mes livres.

J'ai fait mon baptême de la chanson karaoké avec elle - je me suis fait peur tout seul à chanter toutes ces chansons de fous ! Faut dire qu'enfermé dans une toute petite salle avec presque 10 personnes, la sono à fond, ça a déménagé sec !

Vendredi, on devait aller voir les studios de la Paramount (un pote à elle y travaille et était sur le point de nous faire un pass). Résultat, on y est pas allés car son ami en question devait partir en déplacement (lire, prendre l'avion) presque en catastrophe; du coup, pas de pass, pas de visite ! Alors, je me suis dit que j'allais travailler. Eh bien non, Dikra est venue chez moi, on a papoté (genre grands sujets politiques et religieux, et pleins de trucs superficiels aussi, histoire de refroidir un peu la matière grise), et on est allés manger un cookie et prendre encore plein de photos, grands narcissiques que nous sommes. A force de faire des grimaces, je vais peut-être finir par m'aimer un peu ! Faut vraiment que j'aille chez le coiffeur avant de rentrer aussi !

[photos à venir]

Elle m'a ensuite proposé jacuzzi au coucher du soleil sur un toit, proposition que j'ai dû refuser car j'avais dîner grec (avec le consul général, s'il vous plaît). J'ai bien mangé, c'était sympa, je suis sorti du restaurant avec une folle envie de parler grec. Et qui frappe à ma porte, vers 23h? Dikra, pardi ! C'était reparti pour une nouvelle séance de discussion et de narcisisme... Couché vers 2h du mat, en sachant que j'avais été à Disneyland le samedi matin.

J'ai dit oui car billet gratuit (au lieu de 63$). Ingrid est venue avec moi en voiture. Ma pote Dominique - la prof ESL que j'avais rencontrée à la gare lorsque je faisais le figurant dans un film étudiant - devait me passer son billet gratuit. On ne s'est pas trouvés à l'entrée, son portable était éteint, on a attendu plus d'une heure (Dieu sait pourtant qu'elle était dans le parc, mais je ne sais pas pourquoi elle n'a pas répondu aux appels passés) et on a fini par partir, car je ne pouvais pas me permettre 63 dollars juste pour voir Mickey (bien que je sois son plus grand fan), et surtout après une retombée d'émotions.

 

 

 Circulation au retour; j'ai lu un peu et je m'apprête à aller me défouler à la gym.

09/05/2007

Frida Kahlo

S'il y a bien une artiste mexicaine que j'apprécie, c'est bien Frida Kahlo ! Je dois dire que ma culture mexicaine étant quelque peu limitée, j'ai l'ignorance de ne pas en connaître d'autres... Alors pourquoi ? Ba j'en sais rien ! Beaucoup de gens trouvent ces peintures atrocement affreuses alors qu'elles me font presque vibrer tellement on sent la douleur et la passion résonner dans ces couleurs vives jetées sur la toile comme on brise un verre sur le sol.

C'est peut-être ce côté un peu fou, décalé, surréaliste qui m'attire autant ? Dans mon roman, je me souviens d'une scène tout à faire surréaliste (qui passe, vu qu'il s'agit d'un rêve) et je me demande encore si ce n'est pas Frida qui m'a soufflé l'idée à l'oreille. Dans bon nombre de ses peintures, elle a peint le muscle cardiaque, symbole inépuisable, comme pour montrer qu'elle mettait dans ses oeuvres tout ce qu'elle était.

Très visuels, ces tableaux attirent l'oeil mais ils vous renversent aussi tellement l'histoire qu'elle nous raconte, sa propre histoire, est pleine de chagrin et de douleur. Un véritable don de soi, une formidable humanité...

16/04/2007

Six Flags - Magic Mountain

On devait y aller vendredi dernier, mais deux du groupe sont tombés malades, donc on a repoussé. C'est donc en ce dimanche 15 avril, un peu nuagueux au début, que nous nous sommes rendus au nord de Los Angeles, dans ce grand parc d'attraction connu sous le nom de Six Flags - Magic Mountain.

On est arrivés avant 10h, heure de l'ouverture, et on en ressortis vers 18h45. On a passé la journée sur les montagnes russes ! Et on a eu de la chance: il y avait très peu de monde, tant est si bien que la plus longue file d'attente était d'une heure, et seulement pour deux attractions - les deux plus populaires, évidemment. Sinon, on a enchaîné les autres comme les travailleurs enchaînaient leurs mouvements à l'usine Ford au temps du taylorisme; avec la satisfaction et le plaisir en plus. Et je vous assure que c'est de la montagne russe qui pulse et qui vous secoue dans tous les sens et dans toutes les positions ! Assis, debout, couché, tu planes, t'es plaqué au sol à cause de la force centrifuge, et tu gueules comme un cochon qu'on assassine ! Et tu rigoles comme un déluré aussi, parce qu'une fois que tu vois ce que ça fait, tu t'amuses comme un petit fou ! On a eu droit à des photos bien marrantes, et j'ai fait sensation sur l'une où j'ai la bouche grande ouverte et c'est la trouille de ma vie qu'on lit sur mon visage, qui, soit dit en passant, n'est pas du tout mis en valeur par un défaut de la caméra qui donne l'impression que j'ai perdu une dent ! Du coup, quand on est arrivés au comptoir et que le mec a zoomé sur mon visage, il est parti dans un fou rire qui a duré 5 minutes !

On a vraiment rigolé et on a eu notre dose de sensations fortes, je peux vous l'assurer. C'est qu'ils vous font monter à des hauteurs vertigineuses et ils vous lâchent dans le vide, comme ça, et on est assez fêlés pour oser monter sur ces engins-là, histoire de se donner un coup de sang et de voir ce que ça fait d'être Superman !

Une très bonne journée, d'autant que j'ai goûté au funnel cake, un petit régal, c'est moi qui vous le dis !

28/03/2007

l'A380 à LAX

Si j'avais su qu'il venait, j'y serais allé ! J'aurais trop aimé y être ! I'm such a big fan! Je n'ai qu'une chose à dire - ça pulse !

COCORICO !

Vous aurez reconnu le maire démocrate de Los Angeles (qu'est-ce que j'aime dire le nom de cette ville en anglais alors !): Antonio Villaraigosa.

24/03/2007

Les avions, c'est ma grande passion

Aujourd'hui, j'ai usé et abusé du système de transport public de Los Angeles. Trois dollars m'ont offert un pass pour la journée et du coup, j'ai pris le bus et le métro. Farmer's Market, the Grove, Union Station (LA gare de Los Angeles, d'ailleurs, ils tournaient une publicité... pour une compagnie aérienne) et puis on a fini avec l'aéroport.

Il fallait que je me mette en condition pour mon roman, car il va se passer à Los Angeles/LAX. J'ai regardé avec intérêt les avions atterrir et décoller, les pilotes passer et repasser, les employés charger et décharger, les voyageurs débarquer et embarquer... L'aéroport est un environnement fascinant, qui me plaît beaucoup et depuis longtemps.
 

 

 

11/03/2007

Speedy Gonzales

Alors que je faisais une recherche pour ma présentation de mercredi (la représentation dialectale dans la littérature et dans les médias), je suis tombé sur cet épisode de Speedy Gonzales. Je ne résiste pas à vous en faire profiter. Pour (sou)rire, il faut faire fi du stéréotype...

Ca a certes beau être un simple dessin animé, il n'en reste pas moins que dès le plus jeune âge, on nous met dans la tête des trucs très critiquables...

Pour information, slowpoke signifie traînard en Anglais Etatsunien.

Oui, oui, vous avez bien entendu:

Yep, you heard it right:

La cucaracha, la cucaracha,
Ya no puede caminar;
Porque no tiene, porque le falta
Marijuana que fumar.

17/02/2007

Long weekend

Lundi 19 février, c'est férié pour cause de Presidents Day (anniversaire de Washington, étendu à celui de Lincoln le 12, et plus globalement à tous les présidents étatsuniens) qui a lieu le troisième lundi de février. Du coup, un weekend de trois jours. Et aujourd'hui, il fait super beau (dans les 25°C), alors tout à l'heure, direction la plage de Santa Monica pour du Beach Volley !

Ce soir, petite soirée entre ami(e)s. Je crois qu'on a prévu de jouer au Taboo en anglais, ça va donner !

Promis demain et lundi, je bosse, d'autant que j'ai mon partiel d'espagnol et il faut que je connaisse sur le bout des doigts mes fricatives, oclusives et tout le tralala.

Amusez-vous bien !

28/01/2007

Une pluie de ballons

Hier, après avoir travaillé un peu (il fallait bien...), je suis allé voir un match de volleyball dans le stade du campus: UCLA VS USC. Le volley-ball n'est pas plus populaire que ça ici, et bien qu'il s'agît d'un match opposant les deux rivaux, le stade n'était vraiment pas très rempli.

Bon, malgré de très bonnes actions, on a perdu: 3 - 0. Les applaudissements et autres encouragements des spectateurs n'y ont rien fait, et le gamin derrière moi avait beau s'égosiller en criant "damn USC" ou "Trojans [le nom de leur équipe; UCLA étant les Bruins], you suck!" ou même la fanfare qui huait à chaque servide de USC, tout ça en vain. Et je trouve d'ailleurs que ce n'est pas vraiment fair play que de déblatérer chaque service... M'enfin, société du spectacle.

On a fini la soirée autour de pâtes italiennes chez Carlo, qui va sûrement passer Président de l'Association des Internationaux dès demain.

Un détail: la journée a été affreuse car il n'a fait que pleuvoir. Et quand je dis pleuvoir, c'est qu'il a plu comme vache qui pisse comme on dit ! Tu te lèves, le temps est gris et des gouttes se mettent à tomber. Et ça n'a pas arrêté ! Les cordes - les chiens et les chats en anglais - se sont abattues sur la ville et y'avait de l'eau partout. Un grand marécage !

Aujourd'hui, il fait un peu moins gris et il ne pleut plu. L'atmosphère est encore pleine de cette douceur pluviale, et assez rafraîchissante je dois dire. Mais de toute manière, va falloir bosser !

27/01/2007

Griffith Observatory

Alors voyez-vous, là, maintenant, j'ai vraiment pas envie de travailler, mais alors pas du tout. Alors toute distraction est bonne à prendre... Pas bien !

Hier, avec les internationaux, on est allés au Griffith Observatory, perché sur une colline pas loin de celle qui fait montre du signe Hollywood. Au programme, des infos sur notre système solaire et même sur l'univers; un spectacle au planétarium très intéressant; un panorama très sympa de tout Los Angeles; un énorme téléscope qui coûte aussi cher que La Joconde (à cause de la brume, on n'a pas pu regarder le ciel, mais on a vu l'engin !) et des photos à gogo... Le tout, bien sûr, dans la joie et la bonne humeur !


 

 

 

 

 

 

 

On est partis vers 15h15, on est rentré vers 22h. On a mangé un bout à Westwood et on devait ensuite aller se voir Un Tramway Nommé Désir. Mais en rentrant chez moi pour chercher mon ordinateur, je suis tombé sur la fête d'anniversaire de mon responsable - un peu émmêché, il faut le dire, mais tellement heureux ! - alors du coup, les autres ont rappliqué et on s'est mêlés à la petite foule.

On a socialisé, activité fondamentale de la société étatsunienne, on a mangé des bonbons tout droits tombés d'une pinata, j'ai bu de l'eau et patati et patata. C'est toujours drôle de voir les gens qui ont l'alcool heureux et c'est toujours bien de rencontrer de nouvelles têtes ! J'ai rencontré une Etatsunienne follement amoureuse du français et y'a eu des hugs à n'en plus finir, tellement elle était contente de parler en français !

Une bonne petite soirée !

Du coup, au lit à plus de trois heures du matin. Je pense que si j'ai rien envie de faire, c'est un peu à cause de tout ça !

Allez, je vais essayer quand même...

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