07/06/2007

Before Sunrise

Aujourd'hui, j'ai passé mon exam théâtral: rejouer une scène tiré d'un film. Mes partenaires: Alethea et Luke. Le film: Before Sunrise (1995). Ils auraient vraiment pu trouver un titre français, dans le style En Attendant l'Aube ou plus littéralement Avant le Lever du Soleil... Ca va barder quand je vais être dans le métier !

En gros, c'est la rencontre entre un Etatsunien (Ethan Hawke) et une Française (Julie Delpy) dans le train qui les mène de Budapest à Paris. Jesse doit descendre à Vienne car il a un avion à prendre le lendemain, il demande alors à Céline de l'accompagner. Ils passeront alors la nuit ensemble, dans les rues de la capitale autrichienne, pour apprendre à se connaître et à s'aimer...

La scène qu'on a choisie: ils se promènent sur les berges quand un espèce de clochard, poète sur les bords, les accoste pour de l'argent. La scène est précédée par leur première engueulade.

Personnellement, j'aime l'idée du film mais les acteurs ne sont vraiments pas bons ! Et le dialogue manque de vigueur et de passion...

On a retransposé la scène à Paris car je ne parle pas un mot d'allemand et disons que mon petit accent français sonne bien plus français ! On a mis en fond sonore "La Vie En Rose" d'Edith Piaf et "La Bohème" d'Aznavour et on a transporté le public sur les rives de la Seine.

Alethea s'est revêtue de la robe la plus hippie qu'elle avait, Luke était sobre; quant à moi, j'avais un jean usé, un chemise déboutonnée, une veste verte "artistique", une barbe de plus de trois jours (j'ai trop hâte d'aller me raser demain !!!), j'ai ébouriffé mes cheveux et j'ai passé une cigarette derrière mon oreille.

Et l'illusion a pris. La prof nous a félicité pour avoir recréer une ambiance romantique tout à fait crédible. Et mon léger accent était the Frenchy touch qui a fait mouche !

Je n'étais pas plus nerveux que ça, même si j'avais ma toute petite appréhension. Il faut dire qu'il y des étudiant(e)s qui ont joué super bien, certain(e)s m'ont bluffé. Mais bon, tout s'est déroulé sans heurt; et puis, cinq minutes, ce n'est vraiment pas la mer à boire ! On aurait pu trouver une scène plus dramatique, voire jouer une comédie - genre Mariage à la Grecque - mais bon... J'ai trouvé intéressant de faire le travail préparatoire Analyse du Personnage, histoire de disséquer le dialogue, de saisir les idées sous-jacentes, etc. On apprend tous les jours...

Pour ce cours, le A ou le A+ est assuré ! Yeah!

 

Jesse:I don't care what this woman has to say about anything.

Poet: [Un poème contre un peu d'argent ?] 

Céline: What?

Poet: [Un poème contre un peu d'argent ?] 

Céline: Oh, I understand a little bit, but he doesn't, I'm sorry.

Poet: Okay, uh, so, um, may I ask you a question?

Céline: Yeah.

Poet: So, I would like to make a deal with you. I mean, instead of just asking you for money, I will ask you for a word. Yeah, you give me a word, I take the word, and then, and then I will write a poem, with the word inside. And if you like it, I mean, if you like my poem, and you feel it adds something to your life in any way, then you can pay me whatever you feel like. I will write in English, of course.

Céline: Okay.

Jesse: Great, alright.

Poet: So? Pick a word.

(Jesse and Céline look at each other)

Jesse: Ummm...

Céline: A word, uh... milkshake.

Jesse: Milkshake? Oh, good. Yeah, was gonna say rooster prick, but great. (turns to poet) Milkshake.

Poet: Milkshake? Okay, milkshake.

Jesse: Yeah, right, so we'll...

Céline: Good.

(poet begins to write)

Jesse: (quietly) What can I say? I like this Viennese variation of a bum.

Céline: I like what he said about adding something to your life, no?

Jesse: Yeah. So, uh, were we having our first fight back there?

Céline: No...

Jesse: Yeah, I think so, I think we were.

Céline: Well, even if we were a little bit, you know. Why does everyone think conflict is so bad. There's a lot of good things coming out of conflict.

Jesse: Yeah. Yeah, I guess so. I don't know, you know, I always think that if I could just accept the fact that my life was supposed to be difficult, you know that's what's to be expected, then, I might not get so pissed off about it, and I'd just be glad when something nice happens.

Céline: Maybe that's why I'm still in school, you know. It's easier to have something to fight against.

Jesse: Yeah, well, we've all had such competitiveness engrained in us...

(Poet finishes, and rips sheet from book) 

Jesse:
...You know, I could be doing the most nothing thing, you know, I could be, uh, throwing some darts, or shooting some pool, and all of a sudden, I feel it come over me, 'I have got to win'

Céline: Is that why you tried to get me off the train? Competitiveness?

(Poet approaches them) 

Jesse:
What do you mean?

Poet: Okay. (hands the sheet to them) Look at the poem.

Jesse: (takes poem) Oh, alright. (Opens it up)

Céline: (takes poem from Jesse, offers it back to Poet) Will you read it to us?

Poet: (Takes poem) Sure, okay. (Reads it) 

 

Daydream delusion
Limousine Eyelash

Oh, baby with your pretty face

Drop a tear in my wineglass

Look at those big eyes

See what you mean to me

Sweet cakes and MILKSHAKES (laughs)

I am a delusion angel

I am a fantasy parade

I want you to know what I think

Don't want you to guess anymore

You have no idea where I came from

We have no idea where we're going

Launched in life

Like branches in the river

Flowing downstream

Caught in the current

I'll carry you. You'll carry me

That's how it could be

Don't you know me (poet hands poem back)

Don't you know me by now

 

Céline: (taking poem) Great. Thanks.

Jesse: Thanks, man (they both reach for coinage to give to the Poet) Uh, Here you go, uh.

Poet: Thanks, thank you.

Céline: Here, thank you.

Poet: Thank you.

Jesse: Yeah, good luck, man.

Poet: Bye. 

Jesse/Céline:
Bye.

(Céline and Jesse walk away)

Céline: That's wonderful, no?

Jesse: Yeah, yeah.

Céline: What?

Jesse: You know he probably didn't just write that. I mean, you know he wrote it, but he probably just plugs that word in, you know, whatever 'milkshake'...

Céline: What do you mean? 

Jesse:
Nothing, I love it, it was great.
 

Voici la scène en question, en version originale con subtítulos en español. Petit aparté: le sous-titreur espagnol n'a pas fait du bon travail !

28/05/2007

Petit florilège

Voici un petit florilège des réactions suscitées par la pièce de théâtre de jeudi. Laurence m'a fait parvenir quelques mails très enthousiastes, c'est le moins qu'on puisse dire...

 

Dear Laurence,
Our department could not have been showcased more beautifully than with the play(s) last evening.  I left the James West Center afterwards and strolled through this lovely campus filled with such admiration.  What a clever mise en scène!  Wish you could all take it on the road!
Repose-toi bien ce long week-end - c'est plus que mérité!
Kim (Jansma)

Dear All,
Please join me in congratulating Laurence Denié for the fabulous performance(s) last night. Over 250 people filled the James West Alumni Center to see our undergraduate students at their very best! Laurence has worked tirelessley on this project since January and we cannot thank her enough for making us all so very proud.
With best wishes,
Dominic (Thomas, chair)

 

Laurence – it was truly fabulous last night. The best yet! I loved what you did with the cafe and the clever explanations in English. That was a stroke of brilliance !! Plus the translations were a great idea. The acting was so much fun – and the giddy, hair twirling Cathos stole the show for me. I was amazed at how well the Fables came off. It was a wonderful event. I’m so delighted you did this. (Sara Melzer)

Dear Laurence:
Congratulations on a job well done tonight with the play. It was excellent.  You should feel proud.
See you soon,
Mina (Soroosh)

I hope that everyone still at UCLA next year will be part of the play. We will have a real theater. This is the commitment of the French department. And thanks to Marcie we also have a connection with the music department. Again thank you very much. It was a lot of fun!

24/05/2007

Molière, éclat de lumière

Un spectacle qui restera dans les mémoires.

J'ai déjeuné avec Ingrid, et comme prévu, un peu après 13 heures, on était au James West Alumni Center, là où allait se jouer la pièce six heures plus tard.

On a tout préparé, on s'est tous préparés, le temps est passé à une vitesse insoutenable. On a répété, les fables de Jean de La Fontaine et la pièce de Molière. J'ai appris que j'allais devoir improviser... dans la langue de Shakespeare. Je crois qu'on a terminé le dernier filage vers 18h, en sachant que les portes ouvraient 30 minutes plus tard. Tout le monde est allé se chercher à manger - je ne pouvais avaler que mes deux barres au chocolat, et j'ai tellement bu que j'ai dû aller me vider deux fois !

Je vous explique: étant donné qu'il y allait avoir des non francophones, la traduction des fables et de la pièce était projeté sur un écran. Seule l'introduction des fables et de la pièce, ainsi que mes interruptions et la clôture, sont en anglais. Vous trouverez le texte intégral - écrits par Ingrid, Edouard et moi-même - à la fin de l'article. En direct, c'est mieux, d'autant que des choses ont changé...

Les gens entraient et l'excitation montait dans les coulisses. Laurence, la prof et celle qui a tout organisé, nous a fait un petit discours avant d'aller saluer le public. Elle avait un peu le trac; et y'avait des nerveux et nerveuses parmi nous ! Après tout, c'était là la seule et unique représentation !

Edouard et Ingrid sont entrés en scène pour l'introduction en anglais. Ils ont décoché les premiers sourires et les premiers rires. Puis les fables ont pris vie sur la toute petite scène et le public riait de bon coeur. Sur un écran, le texte en anglais permettait aux non fancophones de suivre ce qui se passait.

Et j'ai fait mon entrée. J'étais stressé dans mon beau costume noir et sous ma perruque blanche. Dès ma première réplique, les rires ont éclaté. J'étais rassuré; j'ai fait du mieux que j'ai pu et, avec Ingrid, on s'est bien amusés.

La pièce a commencé; les gens ont adoré. Il faut dire que Sally et Barbara dans le rôle des précieuses s'en sont donné à coeur joie - elles étaient hilarantes !

Pendant toute la durée de la pièce, je suis resté sur scène, buvant à loisir mon jus de raisin. Ma perruque me grattait affreusement et j'avais super chaud, d'autant que j'avais un projecteur à 15 centimètres à côté de moi ! J'ai essayé de jouer plutôt que de rester là comme une plante verte, et je me tenais prêt à réagir si quelqu'un avait un blanc.

J'ai fait ma première interruption, avec de belles grimaces et de belles répliques qui ont fait mouche. La pièce a continué, puis j'ai fait ma deuxième et dernière interruption, la principale puisque je devais expliquer le changement des acteurs. Et c'est là que j'ai dû improviser. Les raisons pour changer ont fait rire, et j'en ai rajouté. Et puis j'ai improvisé. J'étais nerveux et je me suis laissé aller ! Et ça a marché du feu de dieu ! J'ai fait don de moi, je me suis rappelé la discussion que j'avais eu avec ma maman à ce sujet-là. Le don de soi au monde, ne faire qu'un avec le monde, avec cet Autre, c'est comme ça que l'on avance. Moment magique, orgasme intellectuel sur les planches !

La deuxième partie a suscité autant de rires que la première et, avec Ingrid, on a clôturé. Salut et remerciement, applaudissements. Le stress est retombé, directement dans mes jambes si bien que je les avais lourdes toute la soirée.

Quelques ami(e)s sont venu(e)s me féliciter. J'ai eu droit à tous les mélioratifs imaginables; mon ego était bien content. J'ai fait un hug à tout le monde. Luke m'a sauté dessus en me disant que j'avais été fantastique et que mon accent avait comme qui dirait disparu (j'en doute...). Et j'ai vu Jessica, qui ne devait pas venir et qui était là, devant moi, un grand sourire aux lèvres. C'est moi qui lui ai sauté dessus - et Dieu sait pourtant qu'on ne se connaît pas beaucoup ! Et c'est la personne qui m'a serré le plus fort, j'ai senti toute sa passion - j'ai fait de même tellement j'étais aux anges. Elle était super contente d'avoir pu assister à ce magnifique spectacle, alors même qu'elle était censée assister à une autre représentation. Et ensuite, ma prof de français - une étatsunienne - s'est littérallement jetée sur moi pour m'embrasser (sens étymologique). Elle m'a trouvé merveilleux et tout le tralala. Son sourire ne s'est pas défait d'un trait. Et elle m'envoyait des corbeilles de compliments à la figure que je ne savais plus où me mettre [elle a recommencé ce matin en cours, Ingrid et moi, on a eu droit à des applaudissements bis repetita]

Oui, j'ai serré dans mes bras tout le monde, j'étais aux anges; et même des inconnu(e)s sont venu(e)s me féliciter. On m'a demandé un autographe, rien que ça. Mon ego a fait la fête toute la soirée.

Je suis vraiment content de ce qui s'est passé. Tout le monde a été grandiose et j'admire le travail des étudiant(e)s étatsunien(ne)s qui ont bossé comme des acharnés sur une langue qui n'est pas la leur (d'autant que c'est du français du XVIIème...). Y'a de la graine d'acteurs, c'est moi qui vous le dis !

Normalement, on devrait voir la cassette la semaine prochaine, car la performance a été immortalisée - thank God ! - et je vais demander une copie !

 

Act. I, Sc. 1

[CAFE des Artistes]
[ENTER WAITRESS; She clears the table while humming in a loud, annoying tone, « La Vie en Rose »]
[ENTER DE LA FONTAINE, carrying a pile of papers stuffed in a book or binder; pen in hand and behind the ear, talking on his cellphone.]
WAITRESS
Oh, M. de La Fontaine!
How are you!? What are you doinghere? I haven’t seen you in a long time!!!
DE LA FONTAINE
Oh, yes, hi. I am busy writing my fables
WAITRESS
Wow fables?!... sounds fascinating!
DE LA FONTAINE
I needed a change of scenery, for inspiration.
WAITRESS
Ooh Inspiration... Can I get you some wine?
DE LA FONTAINE
A bottle of your best Chardonnay, the usual.
[WAITRESS, EXITS and ENTERS carrying a bottle of wine and glass]
WAITRESS  
So, M. de La Fontaine! What’s a flabler, anyways?
DE LA FONTAINE
Fable! Well, a fable for your information is a short story where animals represent human qualities and it finishes with a moral. [Drinks wine]
WAITRESS
Oh… Okay!
DE LA FONTAINE
Yes, I’m very busy.
WAITRESS
Ok, I’ll let you work, if you need anything let me know, I’ll back there.
[EXIT]
[DE LA FONTAINE keeps to his task, drinks more wine; reads the introduction...]
Edouard remains onstage for the fables.
Café props stay the entire time.
* * * * * *
Act. II, Sc. 1
[CAFE]
ENTER MOLIERE
MOLIERE   
Hey Jeannot! What’s up, dude?
[Punch on the shoulder, “cool” handshake]
How have you been doing?
DE LA FONTAINE
Good. Oh, you’ve been to the hairdresser?
MOLIERE
Yep. Do you like it?
DE LA FONTAINE
No, not really. They look like curly French fries…
MOLIERE
I know, but at least I used l’Oréal, because I’m worth it! Anyways, I heard you were working on some fables. How is it going?
DE LA FONTAINE           
Oh, I just finished.
MOLIERE
Oh, that’s great.
[Takes a peek at his writing
Oh, it looks like you have made a mistake; you don’t spell “de grâce” with double “s”,
it’s spelled with a “c”!
[ENTER WAITRESS from kitchen. Surprised at both their presence.]
WAITRESS
Oh my god! M. Molière, De La Fontaine and Molière both of you here at the same time!? Oh la la!!!
[Removes a camera from her apron, comes down the stage, and hands the camera to an audience member
Can you take a picture!?
[Audience member takes the picture, WAITRESS takes camera back, and reenters stage]
WAITRESS
Oh, let me get you a chair.
DE LA FONTAINE
You can have my seat, I have to go to Kinko’s to copy my Fables!
[Finishes the wine from the glass]
You can finish my bottle.
MOLIERE    [interrupted]
WAITRESS
No, no, no. Let me get you something stronger
[EXIT to kichen.]
[DE LA FONTAINE reaches for money to pay for the wine]
MOLIERE
Don’t worry, it’s on me.
DE LA FONTAINE
Thank you.
MOLIERE
See you later, alligator.
[EXIT]
[MOLIERE is left at table, perusing and correcting his own papers.]
[ENTER WAITRESS with short scotch glass]
WAITRESS
Here’s your double scotch on the rock
MOLIERE
ssssss. RockSSS. It’s a plural!
WAITRESS
Oh, M. Molière, it’s so good to have you here!
MOLIERE
Well, okay, yes; I’m busy right now; do you mind?
WAITRESS
Oh, not at all!  So what are you writing, flabers, too?
MOLIERE    [sighs
I’m writing a play.
WAITRESS 
That’s wonderful! So what’s your novel about?
MOLIERE    [sighs
It’s not a novel, it’s a… oh, nevermind!
I have this idea, two provincial girls arriving in Paris. They want wit and love, the type of love that they’ve been reading – that you’ve been reading – in the romance novels, you know. They’re yearning for this courtly love! They think they’re sophisticated but they are just affected, full of coquetry and artificiality.
WAITRESS
But what are their names?
MOLIERE
Ahh, I don’t know yet. What’s your name?
WAITRESS
My name is Caterina Magdalena de los Consuelos Perdidos.
MOLIERE
Eso no suena muy francés. That doesn’t sound very French. We can use may be Catherine... Cathos is nice. And then what is your second name? Margarita?
WAITRESS
No, no, no! Magdalena!
MOLIERE
We need a nasal here... Magdelon.
But I want to mock them, so I need another character – the headmaster, a father figure. Like Gorgibus, that sounds very spooky. He wants his daughter and niece to marry two young gentlemen who have money.
WAITRESS
Oh... gentlemen with money! What are their names?
MOLIERE
One is Du Croisy, and for the other one I was thinking of maybe...
WAITRESS
Tell me, tell me, tell me…
MOLIERE
La ferme! La Ferme? No, that’s not good. La Grange is better.
WAITRESS
Ooh, like the avenue!
MOLIERE
And to ridicule these two girls, they’ll reject their suitors because they’re not refined enough, or so they say. Yeah, good stuff! But the two guys will get back at them and play a trick on them, with their servant Mascarille – I have a name for this one – seducing the girls by pretending to be refined and witty. Oh yeah, that’s hot stuff! The two girls are totally taken in and eventually exposed! Ah ah! 
WAITRESS [understanding
Oh! I see! That’s exiting! You should write a part for me: I’m an actress [looking at the audience and pose]!
MOLIERE
Oh? Are you really?
WAITRESS
Yes!
MOLIERE   
Well, I’ll think about it… 
WAITRESS
Ok, I’ll be in the back if you need me. I’ll let you work on my character.
[EXIT]
MOLIERE
Let’s now meet our two gentlemen, shall we?
* * * *
Break after Scene VI
[Cathos/Barbara:… votre image]
MOLIERE
Oh mon Dieu! Have you seen them with their airs and graces, and ‘gningnin ni et gningnin na’ and call me this and speak like that! Oh young girls, ignorantes que vous êtes, you’re in deep trouble! Ha ha ha! And now here is Mascarille!
Break after Scene IX
[Mascarille/Justin:… pieds]
Ok. Stop! This is not good! The actors have been miscast, I realize. We have to change that. Ok, so:
Ok, this Magdelon (Sally) has way too many curls – she’s too much competition for me. I need somebody with straight hair (Bonnie)
Mascarille: Justin -> Dustin. What’s with the voice, dude? You’re too low!
Cathos: de Barbara a Marcie. You’re way too tall! I need someone shorter.
For La Grange (Eric) and Du Croisy (Matt), maybe I should switch them around. Yes, that’s what I’m gonna do.
* * * *
Last Scene
[CAFE des Artistes]
[MOLIERE sits at the table, writing ecstatically, completely inspired. ENTER WAITRESS from kitchen, rushing toward the enlightened patron]
WAITRESS 
So, are you all finished?
MOLIERE   
Yep, and I have to say I’m quite content about it!
WAITRESS 
Oh, and did you write a part for me!? [makes another “artistic” gesture]
MOLIERE   
As a matter of fact I did.
WAITRESS 
That’s so cool, you did? What is it?
MOLIERE   
You see that curtain over there?
[points to the right, there is no curtain]
WAITRESS 
Over there? [points to the left] Yes.
MOLIERE   
Well, go and close it!
WAITRESS
Ok.
[BLACK]

04/03/2007

Dernière

Ca y est, c'est fini, ce soir, c'était la dernière ! Et ça s'est vraiment bien passé, mieux que vendredi soir. Pourtant, la salle n'était vraiment pas remplie, même pas la moitié - un tiers, je dirais. Mais la quantité ne fait pas la qualité car cette fois-ci, j'ai trouvé les gens beaucoup plus réceptifs et ils ont ri dès le début.

C'était vraiment bien, d'autant qu'il y a eu moins de ratés et je n'ai guère écorché mes répliques. De plus, j'étais vraiment moins stressé vu que j'étais dans le domaine du connu, même si, je le répète, chaque représentation est unique et a son lot de nouveauté. Je me suis donc laissé aller à quelques drôleries qui ont trouvé leur écho dans les rires de la salle.

Je suis très content de cette performance, on a été vraiment bien et je ne peux que regretter que la caméra filme la représentation de vendredi... Tant pis !

J'irai sans doute aux auditions du groupe au début du trimestre prochain.

On a fini par un petit dîner sympa sur Westwood.

Une bonne journée en effet où Hélios n'a pas manqué de sourire chaleureusement...

03/03/2007

En scène

Alors oui, j'étais nerveux, cette petite chose dans l'estomac ou je ne sais où, avant que le spectacle ne commence, avant que je n'entre en scène.

On était là à 16h pour tout mettre en place et essayer pour la première fois d'intégrer les effets sonores à nos répliques. C'est passé super vite ! A 17h30, on était censé ouvrir les portes pour que les gens commencent à prendre place. On avait prévu de commcencer à 18h. Les gens sont venus, petit à petit, tandis qu'on était dans les "loges" en train de faire les cent pas en murmurant nos répliques. La salle était finalement pleine - 70 places assises -, il était temps de se jeter à l'eau. Les autres voulaient faire des excercices de prononciation et d'échauffement, alors que je n'attendais qu'une chose: qu'on commence ! Attendre, ça a le don de me rendre encore plus nerveux, moi faut que je m'élance sur scène pour jeter mon stress...

Après la brève introduction, les applaudissements ont retenti et on a finalement commencé ! Le premier acte, d'environ 40 minutes, est passé très vite. Je tremblais un peu, je n'ai foiré aucune réplique mais j'ai accroché quelques mots. Et quand j'ai eu un léger blanc, je n'ai pas simplifié la réplique, je l'ai compliquée ! Je devais dire "she's been ill, quite ill, from the shock of witnessing..." Le mot "choc", très simple vous en conviendrez, m'a échappé et j'ai rattrapé le coup avec... "commotion" Well covered, indeed !

Entracte d'environ 15-20 minutes et on est repartis de plus belle ! A un moment, j'ai dû sortir pour faire le fantôme dans le micro (vu que le son était au fond de la salle) et alors que je changeais ma voix pour créer l'atmosphère adéquate, derrière moi, sur le campus, y'avait des filles qui se demandaient ce que je faisais et qui me criaient des conneries !

Je suis re-rentré, puis je suis entré en scène une nouvelle fois. J'ai butté sur un ou deux mots, mais ça s'est bien passé et j'ai pu faire mon jeu d'acteur. Ce qui montre que je n'étais pas prisonnier de mon texte.

Ma dernière confrontation avec un des personnages étaient censés provoquer le rire - ou du moins des gloussements - vu la façon dont je dis "grandpapy" ! Et apparemment, mon partenaire n'arrive pas à garder son sérieux avec moi... La veille, on a dû refaire la scène une dizaine de fois, tant nos fous rires étaient nombreux ! Evidemment, les représentations ne se passent jamais comme on les attend... Beaucoup de blagues - certes des années 1930 - n'ont pas suscité de grandes réactions...

Les filles ont fait sauter quelques répliques, mais elles ont rattrapé le coup comme elles pouvaient, et ça a marché, d'autant que cette absence ne nuisait pas au sens.

Les gens sont venus nous féliciter, les filles ont eu droit à des bouquets de fleurs, j'ai remercié mes ami(e)s qui étaient venu(e)s me voir, j'ai remercié mes collègues, j'ai remercié des gens que je ne connaissais pas et qui m'ont dit "good job" ou "well done"

Mon verdict: on s'est en pas trop mal tiré... Je pense qu'on aurait eu besoin de répéter encore un peu. Je pense aussi que dimanche, ce sera mieux. La première, je la considère souvent comme un test, c'est un saut dans l'inconnu. Même si dimanche le public sera différent, j'ai de nouveaux paramètres que je peux prendre en compte.

A dimanche !

02/03/2007

Ca pulse !

Aujourd'hui, on a répété pour la toute dernière fois, avant la première, vendredi à 18h, et la dernière, dimanche, 18h aussi. Oh, on répètera encore demain vers 16h, histoire de rajouter les effets sonores...

Malgré les ratés, les choses se sont bien passées. Et je suis content. Je suis content de nos fous rire, de la bonne entente qui règne entre nous. Je suis content de les avoir fait rire avec tout mon Être, et je suis content de les connaître.

J'ai foi en nous et j'espère que les gens vont venir rigoler. Je me sens plus d'attaque qu'avec Shakespeare. Je vais tout donner !

J'attends toujours la réponse - positive ou non - concernant le film étudiant. Et fin mai, je serai Molière, en costume d'époque, m'adressant au public, hétérogène, dans la langue de Shakespeare.

Demain, direction le Consulat pour la procuration, en espérant qu'ils ont les papiers, et des infos pour un boulot.

Le mois de mars commence, le trimestre est sur le point de s'achever; j'avais la tête un peu baissée, lourde de larmes, je l'ai relevée dans un grand éclat de rire. Et j'ai regardé devant.

28/02/2007

Une bonne journée

Tandis qu'une brise soufflait son haleine froide sur Los Angeles, malgré la présence réchauffante du soleil, la journée fut radieuse, tout au moins sur mon visage éclairé par un sourire.

Au Cercle Francophone, il a été décidé que la pièce à mettre en scène sera Les Précieuses Ridicules de Molière et on m'a demandé de jouer le personnage de Molière en personne. Mais, me direz-vous, Jean-Baptiste Poquelin n'apparait pas dans ses pièces. Je vous réponds bien sûr, mais le rôle a été ajouté pour servir de narrateur, si l'on peut dire. La particularité est qu'il s'exprimera en anglais pour s'adresser au public qui, même s'il sera en grande majorité francophone et francophile, pourra se trouver quelque peu dans l'embarras quand la langue du dix-septième siècle se fera obscure... J'ai accepté, alors je vais aider. Et je m'en réjouis d'avance, d'autant que j'aurai le privilège d'écrire moi-même mes répliques. Interesting, isn't it?

En ce qui concerne la grande répétition de ce soir - de 17h à 22h30 -, tout s'est bien passé. Et je suis content de mon travail. On a fait ce qu'on appelle un filage en costumes (une couturière = dress rehearsal) après avoir revu la pièce en italienne (= line bashing, soit dire les répliques sans aucun jeu, les enchaîner pour voir si tout va bien).

A 20h30, on a fait une pause. J'en ai profité pour m'élancer à une vitesse incroyable à l'autre bout du campus pour passer l'audition qui devait se terminer à 21h. En à peine 5 minutes, je suis arrivé sur les lieux, tout essoufflé. Je me suis inscrit et je me suis proposé d'aider à la traduction du texte en français, vu que l'étudiant qui veillait à la porte, semblait s'arracher les cheveux. Le temps s'est écoulé, et j'avais promis d'être revenu à 21h. J'ai donc demandé de passer rapidement.

Je suis rentré et, hasard des conversations, le directeur de casting et les autres discutaient de la chose à propos du français. Je leur ai décliné ma nationalité avec la plus sincère et humble des fiertés, et ils m'ont fait lire - après présentation et courriel et numéro de téléphone face caméra - les premières répliques en anglais, que j'ai dû ensuite traduire instantanément pour les dire en français. J'ai quelque peu trébuché mais leur réaction m'a fait du bien. Ils étaient tous émerveillés, littéralement, et m'ont dit que ça pulsait à fond ! J'ai ensuite lu un bout de dialogue en anglais. J'ai pas super bien lu mais bon...

Je ne sais pas quand j'aurai les résultats et je ne veux pas compter mes poussins avant qu'ils n'aient éclos (= count my chickens before they are hatched). En 5 minutes, au grand étonnement de mes camarades de théâtre, j'étais dans la salle, à 21h pile, prêt à repartir pour la suite de la répétition.

La soirée s'est terminée simplement et les étoiles dans le ciel m'ont raccompagné chez moi, aussi brillantes que celle que j'avais dans les yeux.

26/02/2007

J - 4

Vendredi aura lieu la première représentation de The Clock Struck Twelve de James Reach- que je traduirais par Aux douze coups de minuit. Et on a encore besoin de travailler !

On a bossé deux heures aujourd'hui, et tous les soirs de cette semaine, avant vendredi, c'est répétition sur répétition. On en a besoin pour bien se mettre les répliques en tête, pour huiler la mécanique et pour ne plus rigoler... parce qu'on rigole beaucoup, trop peut-être. J'ai une scène où mon collègue ne peut pas s'empêcher de rire... Alors bon, c'est sûr que le stress de la représentation inhibera les quelques sursauts zigomatiques, enfin j'espère !  Et pis moi, j'ai besoin de revoir mes placements, mais vu qu'on ne répète jamais dans la salle où on va jouer et qu'on arrête pas de changer de salles, il m'est quelque peu difficile de m'appropier le lieu...

Mais bon, je le sens bien, ça va être sympa... On croise les doigts ! Break a leg, comme on dit !

Mardi, je vais essayer d'aller passer l'audition pour le film étudiant. Quant à la pièce mise en scène par le Département des Etudes Francophones, ce ne sera finalement pas La Cage aux Folles (dare I say, Thank God?) mais il faut que j'aille voir Laurence pour voir ce qu'ils ont choisi. Je crois que ça va être du Molière... Bof, hein ?

30/01/2007

Super !

Je rentre tout juste du théâtre et je suis tout content ! La pièce est intéressante, une espèce d'histoire policière assez drôle, les gens sont bien sympas, on a bien rigolé ! On a fait une première lecture, j'ai donc découvert le texte ce soir.

Je vais avoir un emploi du temps bien rempli, vu qu'on va répéter très souvent - j'y retourne dès demain d'ailleurs - mais ça en vaut tellement la peine !

A suivre...

29/01/2007

Audition - réaction

Ils cherchaient d'urgence quelqu'un pour un rôle dans leur pièce. J'ai répondu et on a improvisé une audition le soir même. J'y suis allé, tranquillement. J'ai lu (bien) et improvisé (moyen) et je suis reparti, tout aussi tranquillement. La jeune fille était charmante.

Je viens de recevoir la réponse. I am part of the cast!

C'est donc parti pour un trimestre déjà chargé, mais que l'on va alléger avec de dionysiaques déhanchés !

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