06/05/2008
Départ
L'heure est venue de s'en aller...
Je suis à quelques heures de quitter Westwood pour LAX. Je ne vais pas tarder à aller sur le campus dire au revoir à une prof et déjeuner (rapidement) avec Ingrid, revenir à l'appart et dire au revoir à mes colocs et Cristina m'emmènera à l'aéroport. Ca fait deux jours que je distribue des câlins, que je sers dans mes bras mes ami(e)s d'ici.
L'an passé, je savais que je partais pour revenir quelques mois plus tard; cette fois-ci, c'est différént: je reviendrai, c'est sûr, mais je ne sais pas quand et il est très peu probable que ce soit pour 3 mois. Et puis tout le monde aura sûrement quitté UCLA...

Mais les promesses de garder le contact sont là et bien réelles, comme les cotillions qui jonchent encore le sol de l'appartement qui m'a accueilli pendant 3 mois.
Je décolle de Los Angeles à 17h45 pour arriver le lendemain à Londres aux alentours de midi. Après presque 4 heures d'attente, un avion me ramènera dans la capitale des Gaules - je dois toucher le sol lyonnais peu avant 19 heures.
Je ne sais pas si je réalise encore, même si mes valises sont faites. Je suis content d'aller de l'avant, j'ai tellement de choses et de projets palpitants qui m'attendent en France, mais bon, ça fait toujours quelque chose de laisser des gens qu'on aime derrière soi, d'autant que l'on ne sait quand on se reverra... A eux de venir en Europe, à moi de retourner aux Etats-Unis...
L'avion décollera et avant de regarder devant, je jeterai derrière moi un dernier regard, histoire de dire au revoir aux Anges de la Cité...
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30/03/2008
Las Vegas
Mercredi après-midi, Christian, Lauren, Audree, Cristina et moi avons pris la route, direction le Nevada et l'Arizona. Au programme, Las Vegas la mythique et le Grand Canyon, site naturel époustouflant.
On est arrivés à destination, après un peu moins de 5 heures de route. Après avoir posé nos affaires à l'hôtel Tropicana, on est allés faire une petite balade nocture sur le Strip, cette longue avenue mythique longée d'hôtels-casinos où la fée électricité est maitresse des lieux. Premières impressions sympathiques. On a pris notre lot de photos en déambulant dans la rue, en regardant un peu partout. Il est à noter qu'à Las Vegas, il n'est pas interdit de se promener avec une bouteille d'alcool au vu et su de tous, contrairement à d'autres Etats, comme la Californie, où il faut cacher le vice dans un papier sous peine d'être arrêté. Du coup, à Las Vegas, être ivre dans la rue ne pause aucun souci. En outre, il est permis de fumer dans les espaces publics clos... What a bummer, comme on dit ! Ca craint du boudin !
Le lendemain, on est partis pour le Grand Canyon - voir article suivant.
Vendredi, on a passé la journée sur le Strip, sous un soleil radieux. Que vous dire sur Las Vegas ? L'impression que j'en ai eue: un parc d'attraction pour adultes. C'est marrant de passer d'un décor médial à un décor parisien, égyptien, romain ou new-yorkais. Chaque hôtel, plus luxeux les uns les autres, ont leur thème et essaient de dégager cette atmosphère particulière à chaque décor. Les casinos, qui se trouvent au rez-de-chaussée, sont aussi adaptés au thème général. J'avoue que c'est attrayant ! Le Venitian et ses canaux intérieurs où tu peux faire de la gondole; le Louxor est ses hiéroglyphes, etc. En sortant de boîte, vendredi soir, vers les deux heures du matin, on est sortis à "l'intérieur," sous un ciel parisien matinal, bleu-gris, et j'ai effectivement eu l'impression de me retrouver dans une rue européenne, contraste saisissant quand je suis vraiment sorti dehors, à Las Vegas. Même à trois heures du mat', le Strip est agité de ce constant flux humain, où les tenues de tous les jours côtoient celles plus formelles de celles et ceux qui rentrent de soirée. La rue est pleine du bruit des voitures et de ceux qui, égayés par la bouteille, poussent la chansonnette. Les trottoirs sont jonchés des deux vices par excellence: l'alcool et le sexe. Les bouteilles et verres, entiers ou cassés, titillent les cartes des call-girls que les employés (mexicains) passent la journée à distribuer...
Le troisième vice de celle que l'on surnomme Sin City (la Ville du Vice), c'est bien sûr l'argent. Tout est fait pour attirer le joueur, pour pousser le touriste à consommer - c'est afficher, c'est clair et les gens viennent pour ça ! Il y a des casinos dans tous les hôtels et des machines à sous un peu partout - même sur le comptoir du bar, il y a des écrans pour se vider les poches tout en vidant un verre, ou deux, ou trois... Le bruit des machines est caractéristique mais tous les gens assis à leur machine ont le même regard: ils attendent de voir s'aligner les symboles pour décrocher le petit ou le gros lot. Il n'y a pas vraiment de plaisir à jouer, ils tirent sur le manche parce que c'est le seul moyen d'arriver à leur fin, mais le plaisir est rare. C'est différent pour celles et ceux autour des tables de black-jack ou de roulette...
Avec tout ça, je me suis demandé pourquoi des familles entières se rendent à Las Vegas, pourquoi les parents amènent leurs enfants dans une ville qui n'a pas grand-chose à offrir à des petits êtres innocents ? Il y a quelques années, Las Vegas a essayé de vendre une image de ville où passer des vacances en famille. Pari réussi, à voir le nombre de mioches ! C'est pas moi qui amènerais mes enfants à Las Vegas !
Las Vegas est une ville qui vaut le détour parce qu'elle est l'emblème de la superficialité même. Un champignon qui pousse en plein milieu du désert et qui ne cesse de s'agrandir. C'est le monde du divertissement où tout est possible...
05:21 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27/03/2008
Grand Canyon
Jeudi 27 mars, c'était journée Grand Canyon (Rive sud, la rive nord étant légèrement plus éloignée et de toute manière, ouverte à partir de mai seulement). On a quitté Las Vegas dans la matinée, vu qu'il faut environ 5 heures de route pour rejoindre l'un des sites naturels les plus époustouflants qui m'ait été donné de voir.
On a d'abord fait une petite pause juste avant d'entrer en Arizona, sur le barrage Hoover. On s'est dégourdis les jambes, on a pris un peu l'air et quelques photos, avant de reprendre la route.
Si mes souvenirs sont bons, on est arrivés à destination aux alentours de midi et après s'être acquitté des droits d'entrée (pour nous, 25$ par véhicule, soit 5$ par personne), on a fait notre entrée dans le parc naturel. On s'est trouvé une place de parking et on est allés plonger en pleine nature, au sens figuré, bien sûr. Christian, Lauren et Cristina étaient déjà venus, ils m'ont donc fait fermer les yeux, ainsi qu'à Audree, jusqu'à ce qu'on arrive face à une immensité naturelle à couper le souffle.
Les photos parlent d'elles-mêmes.
On a ensuite longé le canyon sur quelques kilomètres pour rejoindre un restaurant, histoire de se remplir l'estomac avant de repartir pour la ville du vice, en tout début de soirée.
08:04 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01/03/2008
Texas
J'ai passé la dernière semaine de février, du 21 au 28 pour être exact, au Texas. Je suis allé rendre visite à mes ami(e)s rencontré(e)s à St Jean de Niost en août dernier. Kim et Jeff m'ont hébergé chez eux à Arlington et m'ont fait découvrir Dallas et Fort Worth. C'était très sympa même si j'ai pris un coup de froid qui a un peu gâché mes derniers jours... Mes hôtes sont les personnes les plus gentilles qui existent et je les remercie de m'avoir fait passé une très bonne semaine.
Je tiens à dire tout d'abord que j'ai été reçu comme un petit prince; j'ai même eu droit aux honneurs du drapeau français qui flottait sur leur garage ! A ce propos, j'ai appris que le drapeau étatsunien devait toujours se trouver plus haut que tout autre drapeau, qu'il était impératif de l'enlever en cas de grand vent (ce qui est arrivé) et de pluie et que si par malheur il touchait le sol, il fallait le brûler; la nuit, il doit impérativement être éclairé ! Tout ça fait partie du Code du drapeau... Je ne sais pas si on a quelque chose de similaire pour notre drapeau français...
Que vous dire sur le Texas, the Lone Star State comme l'indique le drapeau? C'est grand, super grand, tellement vaste qu'il y a énormément d'espace ! Et je pense que si on avait bougé encore plus, si on s'était enfoncé dans la campagne texane, je pense que j'aurai encore eu la preuve de grands espaces où les champs en tout genre dominent le paysage. Pour info, l'aéroport Dallas-Fort Worth (le deuxième plus grand des Etats-Unis après celui de Denver) est plus grand que l'île de Manhattan à New York - ça vous donne une idée de grandeur...
Les Texans ont bel et bien un accent différent de celui auquel je suis habitué; mais je n'ai pas croisé de Texans à l'accent très prononcé - sauf à la télé - au point de ne pas comprendre.
J'ai découvert pas mal de choses pendant ce séjour: j'ai assisté à mon tout premier match de hockey sur glace, à seulement cinq rangées des vitres en plexiglas ! Inutile de dire qu'on (l'équipe des Stars) a gagné. J'ai trouvé ça plus intéressant que le footbal étatsunien mais d'une certaine façon, beaucoup plus violent, étant donné que les coups font partie du jeu. Plus que jamais j'ai eu l'impression que ce genre de sports d'équipes sert d'exutoire: dès qu'un joueur de notre équipe frappait l'adversaire, la salle entière se levait d'un bond et réclamait les coups, à grand renfort d'encouragements de toutes sortes... Bougrement intéressant ! Oui, j'ai parfois des envies d'études sociologiques !
J'ai aussi visité les stockyards (parc à bestiaux) qui m'ont donné à voir la couleur locale texane, avec ses chevaux, ses chapeaux, ses bottes, ses bars, ses boîtes et tout le tralala. C'est un quartier historique et il faut savoir que la mairie de Fort Worth essaie de garder la ville la plus texane possible ce qui explique qu'elle ne dépasse pas 700 000 habitants alors même que la mégapole (Dallas-Fort Worth Metroplex) compte plus de 6 millions de personnes.
J'ai enrichi mon vocabulaire en me rendant au Billy Bob's, le plus grand club (12 000 mètres carré) western et country - on appelle ça un honky-tonk et dire "let's go honky-tonking" est une proposition pour aller danser ou passer une soirée dans un tel endroit. Tu y trouves tout ce que tu veux, bars, pistes de danse, machines à sous, des jeux vidéos, des distributeurs automatiques, un faux taureau à monter (pour les amateurs) et une arène pour grimper de vrais taureaux (pour les pros)... De célèbres groupes ont coutume de venir donner des concerts; ils ont même un mur pour laisser leurs empreintes.
J'ai aussi visité le musée Kennedy (the Sixth Floor Museum) [13,5$]. Super intéressant sur l'assassinat du Président Kennedy. En fait, il s'agit du bâtiment d'où Lee Harvey Oswald a tiré sur le Chef de l'Etat qui passait dans la rue juste au-dessous, le 22 novembre 1963. Je ne connaissais que très peu de choses sur le sujet et j'avoue que le guide-audio, les différentes vidéos et tous les panneaux sont riches d'informations. A ne pas manquer si vous visitez Dallas et ses environs.
Voilà pour un bref aperçu texan. Le plus important reste les rencontres humaines et les étincelles avivées avec Kim, Jeff, Dana et les autres, que j'ai appris à connaître encore plus - ça fait chaud au coeur !
Il est probable que je refasse une visite éclair à Dallas en avril pour un événement organisé par American Airlines (qui a sponsorisé le retour des familles en France). Ils vont parler de ce qui s'est passé en France en août dernier, premier projet du genre dans le cadre de l'association des vétérans. Du coup, j'y suis gracieusement convié (tous frais payés !); ils vont me faire venir depuis Los Angeles et il est possible que je fasse un petit discours...
Affaire à suivre...
03:26 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07/02/2008
Voyage
Les veilles de départ sont toujours faites d'excitation et de stress, conscients ou non. J'étais donc réveillé à 6h du matin, peut-être de peur de ne pas entendre mon alarme... Je suis arrivé à l'aéroport Saint-Exupéry un peu après 9h, mon vol pour Londres étant prévu pour 11h10. Après que mon père m'a laissé, après avoir enregistré mes bagages et passé la sécurité, j'ai regardé décoller et aterrir les avions et envoyé des sms d'au revoir.
Une bonne petite soirée pendant laquelle j'ai revu Julia (et un autre bon hug, un!) et je suis allé me coucher, après plus de 24h sans vraiment dormir...Le lendemain, je me suis levé un peu tôt mais j'ai flemmardé dans mon lit dégonflé. Je suis allé faire des courses (ah Ralphs !) puis vers 15h, je suis allé sur le campus rejoindre Ingrid. Un bon hug bien amical, on a papoté un peu, puis on a pris la voiture. Je suis allé me prendre un nouveau numéro de téléphone pour mes 3 mois ici, et on a fini à Santa Monica, sur Third Street Promenade, que l'on a montée et descendue. Ma linguiste préférée m'a fait remarqué que j'avais mon accent français bien plus prononcé qu'auparavant. Je sais, et c'est affreux ! Pourquoi, mon Dieu, pourquoi ????!!!!
Le vol s'est déroulé sans problème; c'était la première fois que je prenais British Airways et j'avoue que j'ai bien aimé. Arrivé à Londres presque 2 heures plus tard, j'ai pris mon temps pour rejoindre mon terminal, étant donné que mon vol pour Los Angeles était prévu pour 15h10. Quand j'ai débarqué dans le terminal, un groupe de gens s'amassait, les yeux levés vers le tableau d'affichage, certains la bouche ouverte. J'ai fait pareil, mais j'ai gardé la bouche fermé. Je me suis assis et j'ai patienté longuement avant que la porte ne s'affiche. Et quand le moment est venu, à peine une demi-heure avant l'heure du décollage, j'ai rejoint ma porte d'embarquement. J'ai su qu'on partirait avec du retard...
Mon entrée dans l'avion m'a rappelé celle de l'an dernier, sauf que cette fois-ci, c'était British Airways et non plus Lufthansa. C'est toujours un peu délirant de rentrer dans un 747, de passer par les grands espaces de la première classe, de voir qu'en payant plus cher, on a droit au luxe et au confort. Comme mon premier vol, je me suis retrouvé du côté gauche, sur le hublot. J'étais tout content de voir que j'avais mon écran personnel, à la différence de Lufthansa, et encore plus quand je me suis rendu compte que c'était un écran tactile avec un large choix de films et de séries, entre autres, que l'on pouvait contrôler comme quand on regarde un DVD.
Aucun problème durant le vol, la nourriture n'était pas mauvaise, l'équipage était gentil, mais c'était quand même un peu long. Je me suis regardé des épisodes de Ugly Betty, Sex & the City, Will & Grace, The New Adventures of Old Christine et le film Ratatouille; en fait, toujours dans ce souci critique, je voulais voir quelle était la représentation de la France et des Français et les mots utilisés dans ce film 100% étatsunien. Il était intéressant de voir comment des comédiens étatsuniens s'essaient à reproduire l'accent d'un français parlant anglais...
Quitter un avion, c'est comme regarder un champ de bataille après la guerre - c'est le bordel total. Des papiers partout, les gens sont trop feignants pour utiliser les poubelles. Enfin bref... Il me restait le dernier obstacle: la douane. Là aussi, c'était long ! Comme l'an dernier, j'avais rempli à bord 2 formulaires, et comme l'an passé, j'ai laissé mes empreintes digitales et on a pris ma photo. Le douanier a tamponné mon passeport et j'ai récupéré mes bagages. Ensuite, la queue était longue pour remettre la fiche de déclaration et enfin, je suis sorti et j'avais Cristina, Pablo, Lauren, Christian et Sara qui m'attendait (j'étais censé aterrir à 18h15, on a aterri à la demi et je suis sorti vers 19h10). J'étais crevé mais ravi de les voir, de bons hugs de réconfort et, après 8 mois de séparation, les conversations allaient bon train, entre linguistique, politique et tout le tralala.
Qu'est-ce que j'étais content de les revoir ! Et revoir ces grandes autoroutes pleines de voitures. Depuis l'avion, j'avais remarqué le plan en damier et les grandes avenues et tous ces morceaux de riz colorés avançant à vive allure. Alors, une fois dans la voiture en route pour Westwood, en revoyant tous ces noms familiers (LAX, Wilshire, etc.), j'étais sûr d'être à Los Angeles !
Requinqué par la bonne ambiance, une part de pizza et des très bons brownies faits par Lauren, j'ai découvert mon petit coin pour 3 mois, avec mon matelas gonfable et des photos de la Grèce, dont une icône qui plairait sûrement à ma yaya. De bonnes attentions de la part de mes ami(e)s - et même un poster intitulé "Les 7 péchés capitaux de Tonylashes" (un de mes nombreux surnoms, dû à mes longs cils qui font des envieuses !) avec des photos de moi illustrant la luxure, la gourmandise, la paresse, la colère, etc.
04:15 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22/06/2007
Envol
A l'heure où vous lirez ces lignes, je serai dans l'avion qui me conduira à New York, pour ensuite prendre le cap, direction l'Allemagne. Je serai sur Lyon en début d'après-midi.
Allez, je ne me lasse jamais de L.A.X. La série n'a duré le temps que d'une dizaine d'épisodes, c'est bien dommage ! C'est le lieu principal de mon deuxième roman...
Allez savoir pourquoi ils ont changé la musique du générique dans la version française...
A très bientôt.
05:18 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27/03/2007
Bishop, Californie
Me voilà rentré d'un weekend on ne peut plus agréable avec quelques ami(e)s, et ce juste avant de me plonger à corps perdu (!) dans mon mémoire...
On a pris la route samedi matin vers 10h, direction Bishop, une petite ville républicaine située à plus de 250 miles (400 kilomètres) au nord de Los Angeles. Un vrai road-trip à l'étatsunienne sur une route tranchant le désert comme le pur symbole de cette conquête de l'Ouest, cette avancée implacable présente dans tout esprit étatsunien; les cactus et l'aridité orange-ocre de part et d'autre du bitume, la chaleur bien présente. L'imaginaire empli d'un impérialisme cinématographique qui me dérange, je me plais malgré tout à ressentir l'effet de cette sensation de liberté sur une autoroute parfois déserte qui semble rejoindre l'horizon...



On s'est arrêté à Manzanar (la pommeraie en espagnol) pour une petite leçon d'histoire. En effet, en 1942, le gouvernement étatsunien a décidé, après l'attaque japonaise sur Pearl Harbor, de regrouper des familles japonaises entières sous le prétexte de les protéger (contre les quolibets et attaques d'une population étatsunienne blanche entrant en guerre). Ils étaient pourtant citoyens à part entière (et depuis plusieurs années déjà). Ce régime concentrationnaire est bien différent de celui employé par les Nazis dans la mesure où les conditions de vie étaient bien moins épouvantables (la nourriture est acceptable, des loisirs sont disponibles, la torture n'existe pas...). Néanmoins, il s'agit là d'une privation de liberté menée à bien sous un faux prétexte. Alors si le camp (et il y en a eu une dizaine d'autres dans tous les états pacifiques) ferme en 1945 avec la fin de la guerre, il faut attendre 1988 et Reagan pour que les Etats-Unis admettent et reconnaissent publiquement leur "erreur".

On a repris la route et j'en prenais plein la vue tant les paysages qui défilaient étaient magnifiques.






Dans ce weekend trop court, on est allés prendre des photos dans la nature, 'visiter' une espèce de ville fantôme pas intéressante du tout (!) et on s'est amusés comme des fous à Mammoth, une station de sports d'hiver dans la Sierra Nevada. Equipés comme une équipe de bras cassés, on a fait de la 'luge'. De grands moments, c'est moi qui vous le dis ! [photos à venir] Et on a terminé le séjour les fesses dans des sources d'eau chaude éclairées par un quartier de lune entouré d'un halo que je n'avais jamais vu. Autant j'ai pu me geler les mains dans la neige, autant ce bain de minuit m'a réchauffé tout le corps (et m'a achevé !)
Certains éléments de ce petit voyage seront repris pour sûr dans mon deuxième roman.

Merci à Cristina, son frangin et Pablo pour les préparatifs, l'hébergement et tutti quanti.
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25/03/2007
Weekend
A l'heure où vous lirez ces lignes, je serai à Bishop ou dans les environs, bien au nord de Los Angeles. Avec quelques ami(e)s, on a décidé de se prendre un weekend tranquille, après la semaine des examens finaux, semaine très épuisante s'il en est, surtout pour certain(e)s.
On est partis samedi matin vers 10h (en sachant que la veille, je m'étais couché un peu avant trois heures ! Ah ba, bravo !) et je serai de retour lundi dans l'après-midi. Weekend nature en perspective avant de me remettre au sport physique et intellectuel aussi car oui, mon mémoire m'attend toujours !
Je prendrai le temps de vous raconter tout ça, d'autant que quelques personnes ont quitté Los Angeles, soit pour rentrer définitivement chez eux, soit pour Washington pour finir leur année (dans le cadre de leur échange avec UCLA), ce qui est le cas de mon coloc'
Ca sent la fin...
Prenez soin de vous.
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07/01/2007
Washington D.C.
A quatre, on a pris le Greyhound (compagnie de bus) et on s'en est allés vers la capitale étatsunienne, Washington D.C. Ca a pris un peu de temps et en début de soirée, on y était. On a marché jusqu'à un arrêt de bus, balade qui nous a permis d'admirer le Capitole de nuit, on a grelotté (il est tout à fait regrettable que la langue anglaise ne possède pas de mot équivalent à ce verbe qui fait très vacances d'hiver) tous ensemble jusqu'à ce que le bus arrive et nous amène à destination, chez une amie de Mélanie et Lou.


Chez Marianne, une bicoque construite en pente (tout est donc un peu penché, ça vaut le détour !) qu'elle partage avec des colocs étatsuniens, les filles ont retrouvé toutes leurs amies, tandis que Quentin et moi faisions connaissance avec chacune d'entre elles. J'ai revu Katia que j'avais rencontrée lors de ce séjour mémorable à l'ambassade étatsunienne à Paris. On a discuté, on a appris à se connaître tous ensemble, puis Morphée (il y a peu, je me suis rendu compte de l'assiociation Morphée - morphine... Notre langue nous est tellement familière que l'on ne se rend compte de rien, mais parfois on a des épiphanies linguistiques !) nous attendait tous.
Le lendemain, si je me souviens bien, on est allés faire un tour sur le campus de Georgetown, réputé pour être un des meilleurs en sciences politiques. C'était sympa dans cette atmosphère hivernale où Noël se faisait sentir. On est allés en ville, et c'est là que j'ai vraiment eu l'impression d'être en Angleterre. Georgetown a un charme très européen. Il a fait froid mais on s'est tenu chaud en répandant autour de nous des rires et des sourires...

On est aussi allés faire les courses, histoire de préparer un Réveillon (il est une nouvelle fois très regrettable que la langue anglaise ne possède pas tel vocable) aussi français que possible, en essayant de limiter les frais, car tout ce qui est organique (naturel, non modifié...) et français coûte cher au pays de l'Oncle Sam (je me suis toujours demander si celui qui a lancé cette expression détestait sa Tante, vu qu'il n'en parle jamais ! Après tout, au pays de la Tante Ginette, c'est très bien aussi, non ?). Au menu, papillotes au saumon, foie gras, courgettes, fromage, crumble aux fruits rouges, fondant au chocolat, le tout arrosé de champagne...
On a tous mis la main à la pâte, mais je reconnais ma grande faiblesse à ce niveau-là. Je m'excuse encore auprès de mes compagnons de voyage... Mais surtout je les salue pour ce très bon repas, et surtout Lou et Dikra, vu l'orgasme culinaire que m'ont donné ce crumble aux fruits rouges et ce fondant au chocolat !
Après avoir bien mangé, on a dansé et on a bien rigolé ! Une soirée tout à fait mémorable, immortalisée par moult photos prises sous tous les angles !


Sinon, les visites et balades en ville se sont imposées d'elles-mêmes, car là est aussi le but du voyage. Alors, sous la pluie, on est allés voir la Maison Blanche, cette Casa Blanca donde vive el presidente estadounidense. On a vu le Monument, obélisque entouré de 50 drapeaux étatsuniens représentant les 50 Etats. On a aperçu le Capitole, de loin, enveloppé de brume et d'humidité, imposant par sa couleur vierge et cette aura mythique. On est rentrés se réchauffer autour d'un bon chocolat chaud avec de bons toasts ! Ca me manquait les toasts, ça faisait si longtemps... J'en redemande ! On a aussi fait des jeux et regardé un film, et on s'est raconté des énigmes et des histoires...





J'ai profité de mes derniers jours ensoleillés pour aller me perdre dans la capitale, prendre la température de cette ville qui m'a fait un bon effet. Le gros avantage est que tous les musées sont gratuits, alors j'en ai profité un maximum. Musée amérindien dans un complexe architecturalement intéressant et rempli de choses on ne peut plus passionnantes, et j'ai même eu droit à un petit concert et une petite danse hawaïenne.


J'ai été époustouflé par la bibliothèque du Congrès qui est la seule chose à voir s'il n'y avait qu'une chose à faire à Washington. J'en ai vraiment eu le souffle coupé. Le bâtiment, derrière le Capitole, renferme une merveille. Style gréco-romain et une richesse architecturale à l'intérieur, en un mot magnifique, au sens latin du terme. Des citations d'auteurs sur les murs, des allégories peintes et colorées... Tout ça ne fait vraiment pas étatsunien, j'ose espérer que la population en profite un maximum. La bibliothèque renferme des millions d'ouvrages, des copies originales et un montón de cosas estupendas, extrordinarias, sublimes... J'ai même vu la carte qu'avait fait Martin Waldseemüller au début du XVIème siècle (1507) où le Nouveau Monde apparaît pour la toute première fois, et qu'il nomme Amérique, du nom d'Amerigo Vespucci. Ca m'a rappelé mes cours d'histoire en khâgne sur l'Espagne du XVIème siècle.






Des kilomètres dans les jambes, ça compense mes séances de sport !
Le 28, en fin de matinée, j'ai pris le China Bus avec Dorothée, direction New York. Le China Bus, c'est folklorique comme on dit ! Même si t'as acheté un billet, c'est premier arrivé, premier servi et du coup, tu joues des coudes pour grimper dans le bus. Ca fait un peu sauvage. On avait pris place mais la madame chinoise, elle nous a demandé d'aller prendre le second bus. Pourquoi ? Mystère et boule de gomme, d'autant que l'anglais des responsables laisse à désirer, et quand ils se mettent à parler en chinois, voire à gueuler, eh ba ça fait peur ! On est finalement partis en souriant de ces petites péripéties chinoises... Mais quand la ventilation s'est mise en marche et nous a soufflé ce relent de bouffe chinoise mal digérée, beurk caca beurk comme dirait Romina.
Ca nous a pris bien cinq heures, alors discussions et siestes se sont imposées d'elles-mêmes.

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I wanna be a part of it, New York, New York
Je suis arrivé à New York alors qu'il faisait déjà nuit, et après être allé poser mes affaires à l'auberge de jeunesse, située dans Chelsea, un quartier plus ou moins au sud-ouest de Central Park, on a fait un tour, histoire de voir cette ville mythique by night.
On a marché et il est vrai que j'avais la tête presque constamment levée à regarder les bâtiments autour de moi. On est tombés sur Time Square et, même si j'ai été quelque peu fasciné par tous ces écrans publicitaires et cette lumière éclatante qui te fait croire que c'est le jour, je m'en suis vite lassé et je trouve même que c'est une pollution visuelle tellement y'en a !



Pendant une semaine, j'ai eu de quoi m'occuper. New York est une des villes - sinon la ville - qui compte le plus de musées, et des plus réputés qui plus est. Je suis donc allé déambuler dans les allées du MOMA (Museum Of Modern Art), du Guggenheim, du Met (cf. Joey dans Friends) [Metropolitan Museum of Art] et enfin le Musée d'Histoire Naturelle. Ils valent vraiment le coup de se lever tôt et de faire la queue dans le froid ! C'est dingue la quantité de peintures françaises qu'ils ont ici, et les salles sont bondées. Tous les Etatsuniens et les touristes se pressent autour des tableaux de Monet, Degas ou Toulouse-Lautrec. Y'a, du coup, une petite fibre patriotique qui s'est réveillée en moi et qui m'a fait dire que je suis fier d'être français ! J'aurais presque exulté lors de la rétrospective "Américains à Paris" qui montre l'influence française chez des peintres étatsuniens en séjour dans la Ville Lumière; les murs étaient parsemés de citations exaltant cette ville extraordinaire qu'est Paris...
Pendant mon séjour, j'ai parcouru les rues de Manhattan en long, en large et en travers. New York a l'avantage d'être une ville on ne peut plus facile d'accès, et du coup, il est très facile de se déplacer en métro (surtout quand on a acheté une carte pour une semaine avec utilisation illimitée !) ou même à pied. J'en ai fait des kilomètres dans la Ville qui ne dort jamais, j'ai arpenté le pavé, histoire de prendre la température de cette ville célébrée dans nombre de films; j'ai fait Broadway et ses comédies musicales, j'ai fait un tour dans Central Park, je suis allé à Wall Street, j'ai passé le pont de Brooklyn; j'ai vu en vrai ces immeubles que l'on voit à la télé; j'ai approché Lady Liberty, cadeau français au peuple étatsunien... Check this out!





Je suis aussi monté au sommet de l'Empire State Building pour avoir un panorama surprenant; j'ai assisté à de magnifiques couchers de soleil; j'ai vu Ground Zero et cette volonté étatsunienne d'effacer le passé et de reconstruire un quartier dévasté, un skyline incomplet...
Et quand j'avais un peu froid, j'allais au Starbucks, me prendre un chocolat chaud, accompagné d'un cookie ou d'un super bon marbré au chocolat. Anecdote tout à fait étatsunienne: sur toutes les tasses dans lesquelles ils vous servent un café ou autre boisson chaude (à Starbucks ou ailleurs), il est inscrit la phrase "careful: the beverage you're going to enjoy is hot!" Et vous savez pourquoi ils préviennent leurs consommateurs que leur boisson est chaude et qu'il faut faire attention ? Tout simplement parce qu'un jour, une femme, en voiture, a mis sa boisson chaude entre ses cuisses alors qu'elle allait téléphoner et que la greluche - la pauvre ! - s'est ébouillantée et a donc porté plainte car rien ne l'avait prévénue ! Et elle a gagné ! Oui, ça se passe comme ça aux Etats-Unis ! Du grand n'importe quoi, je vous jure !
Et puis, dans les rues et les musées de New York résonnent des langues venues des quatres coins du monde. Je ne sais pas si c'est parce que je suis français, mais la langue que j'ai le plus entendue était le français (après l'anglais, bien sûr) suivie de l'espagnol, de l'allemand et de l'italien... J'ai d'ailleurs été étonné du nombre d'hispaniques dans la Grosse Pomme. Comme quoi, c'est la minorité qui fait la différence, et si les Etats-Unis changent, le moteur est latino !
Dernière petite aventure new-yorkaise: j'étais dans la rue, j'attendais les autres, quand une jeune fille me demande si je suis intéressé par une coupe de cheveux gratuite. Moi qui avais prévu de me faire couper les cheveux une fois rentré sur Los Angeles, je n'ai guère hésité et le fait que ce soit une étudiante en apprentissage ne m'a pas fait peur, au contraire, je me suis dit "soyons fou", après tout, autant commencer 2007 par quelque chose d'original ! Alors bon, je voulais couper ces longs cheveux, je voulais les couper courts, très courts. On a fait ça en deux étapes, et ça a pris deux heures (heureusement que les autres qui m'attendaient se sont faits servir du thé !). Le résultat était satisfaisant, étant donné que la jeune fille tremblait un peu et que c'était la première fois qu'elle réalisait (et réussissait - elle était toute fière !) un clipping (je ne connais même pas le terme en français; en gros, c'est couper les cheveux sur la nuque avec un rasoir, pour faire un truc joli). Disons que gratuitement, j'ai eu droit à un rafraîchissment capillaire, je me suis fait prendre en photo, et je me suis trouvé pas mal.
Mais je n'étais pas amplement satisfait, alors quand je suis passé devant une petite boutique qui proposait la coupe à 10 dollars, je n'ai pas hésité une seconde. Le patron, la cinquantaine, russe, n'y est pas allé avec des pincettes, a sorti sa tondeuse et m'a rasé la tête. Et vas-y que je te coupe les cheveux sans grande délicatesse... Mais bon, après tout, j'avais ce que je voulais, les cheveux super courts, le tout en à peine dix minutes.
Short is sexy, je l'ai toujours dit !






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